saulo olmedo evans

Les racines de Saulo Olmedo Evans l’ont ramené au Panama et vers plusieurs autres pays d’Amérique latine pour entrer en lien avec les différentes cultures de ce merveilleux continent. Saulo fouille les recoins du terroir panaméen pour y trouver des poètes, musiciens, conteurs qui lui transmettent un peu de leur flamme de vie. Dans le monte (campagne panaméenne) tout est possible : plusieurs témoignent avoir rencontré le diable en personne ou même avoir entendu les animaux parler. Il raconte autant pour les enfants que pour les adultes qui ont oublié leur innocence. Accompagné d’instruments qu’il a recueillis dans sa valise, il raconte des histoires circulaires pour que ce monde ne nous rende pas carrés. Au son du tambour, la parole est partagée tout en effaçant le mur qui sépare le conteur du public. Comme par magie on commence à raconter tous ensemble sous un ciel circulaire. Ses contes sont partagés en français, anglais, espagnol et parfois en esfragnol.

Saulo Olmedo Evans est récipiendaire de l’accompagnement jumelé MAI + RCQ (Regroupement du conte au Québec) pour 2018-2019.

shades lawrence

Artiste et DJ hip-hop de descendance britannique, jamaïcaine, irlandaise et écossaise, Shades Lawrence est née dans la ville de Montréal et y habite toujours. Son style s’impose comme un hip-hop alternatif et socialement engagé. Grâce à sa dextérité lyrique, Shades fusionne les métaphores et les récits raconte des histoires qui font battre le cœur.
Parolière au plus fond, elle a partagé la scène avec une multitude d’artistes, y compris Big Freedia et Princess Nokia.

À ce jour, son style a été comparé à celui de Lauryn Hill, de Shad et de Jean Grae. Trois microalbums de Shades sont actuellement disponibles : Formidable Time, Second Life et le Mind Right EP. Second Life était présenté sur la page d’accueil de Bandcamp dans la section New and Notable. Elle a fait l’objet de plusieurs articles de blogues, dont

benita bailey

Artiste aux origines allemandes et éthiopiennes, Benita Bailey est arrivée à Montréal en 2016. Elle s’est intéressée aux relations internationales et aux études africaines à l’Université de Leipzig ainsi qu’à l’Université baptiste de Hong Kong et a travaillé dans ce domaine à New York et à Beijing, en plus d’avoir occupé un poste d’assistante de recherche à la faculté des droits de la personne au parlement allemand situé à Berlin.

En 2012, elle a décidé de quitter son travail et d’étudier l’art dramatique à temps plein. Depuis l’obtention de son diplôme en 2015, Benita est apparue au grand écran et à la télévision nationale en Allemagne, a travaillé avec le célèbre réalisateur Robert Wilson et a collaboré avec des théâtres berlinois comme le Ballhaus Naunynstraße et le Haus der Berliner Festspiele. À Montréal, elle a participé au renommé programme de mentorat des artistes du BTW (2017-2018) et a collaboré avec Imago Théâtre, Scapegoat Carnivale Theatret le festival Revolution They Wrote en assurant la mise en scène de pièces, de lectures-spectacles, d’adaptations de répertoire et de pièces originales dans des endroits comme le Rialto, le MAI, le Théâtre Centaur et le Théâtre Mainline.

En 2017, Bailey faisait partie des six actrices noires réunies dans le cadre d’une production de Ntozake Shange intitulée For Colored Girls Who Have Considered Suicide / When the Rainbow Is Enuf. Présentée à l’Université McGill, cette œuvre marquait l’histoire de l’établissement en étant la première production dont la distribution était entièrement composée de personnes Noires. Depuis le début 2019, elle est membre de Label Noir, un collectif d’artistes afro-allemands avec lequel elle se produira en 2020. Elle fait partie de la distribution de la production Chattermarks (Cabal Theatre) présentée dans le cadre de la saison 2019-2020 du Théâtre La Chapelle. Benita est ravie de revenir au MAI en tant que participante au programme de soutien aux artistes Alliance 2019-2020.

kristina troske et céline chevrier

Issue d’une rencontre entre deux artistes de parcours non conventionnels, le duo de Céline Chevrier et Kristina Troske existe depuis 2017. Leur premier projet collaboratif, Statue, est un spectacle de marionnette contemporaine qui aborde la construction du genre.

Céline a d’abord eu une pratique en cirque et théâtre physique. Recherchant un contact direct avec le public et aspirant à une présence artistique dans des contextes non-conventionnels, elle a joué principalement dans la rue. Elle a aussi mené plusieurs projets d’art communautaire dans une perspective féministe intersectionnelle. Depuis quelques années, elle se consacre principalement à l’apprentissage du médium de la marionnette, qu’elle considère comme une forme d’art à échelle humaine, permettant d’allier le travail de la matière et de l’interprétation dans un fort potentiel poétique. Elle s’intéresse particulièrement à la relation entre la marionnette et ses manipulatrices et à la recherche d’un langage gestuel. Polyvalente dans cette nouvelle pratique, elle a eu la chance de collaborer avec plusieurs artistes et compagnies inspirantes, dont les Sages Fous, Libre Course et Valise Théâtre.

Kristina a une formation en jeu théâtral et en travail social. Elle a dévoué la majeure partie des dernières années à élever ses quatre enfants. Son intérêt en théâtre de marionnette est sa capacité d’aborder des sujets trop difficiles pour le théâtre traditionnel, sa poésie et sa façon de raconter par images fortes. Kristina apprécie la conception et la fabrication de marionnettes autant que le jeu avec celles-ci et certaines de ses marionnettes servent comme outils dans le domaine de l’éducation. Son court-métrage Bleu fut sélectionné au Festival of Animated Object à Calgary en 2015 et sa courte-forme Not I/Pas moi a été présenté au Festival OUF de Casteliers ainsi qu’au Café Concret à Montreal en 2018. De retour à l’université, Kristina a gradué avec un DESS en théâtre de marionnette contemporain de l’UQÀM en 2017. Parallèlement au projet Statue, Kristina crée un spectacle pour enfants abordant notre déconnexion à la nature et la solitude, généreusement soutenue par Playwright’s Workshop Montreal. Désormais, armé avec son diplôme, elle compte vaincre des démons personnels et politiques avec la marionnette.

anahita norouzi

Anahita Norouzi (née en 1983, Téhéran) est originaire d’Iran et vit maintenant à Montréal, où elle se consacre à son travail artistique. Elle est notamment titulaire de diplômes universitaires en Beaux-arts et en Littérature française de l’Université Concordia à Montréal. Sa conception de l’art est étroitement liée aux problèmes sociaux, politiques et culturels qu’elle explore de manière critique dans ses œuvres.

Depuis une dizaine d’années, elle voyage fréquemment entre l’Iran et le Québec pour mener ses recherches et poursuivre son travail, qui traite des problèmes de mémoire et d’identité d’un point de vue psychohistorique. Elle a donné de nombreuses conférences sur sa démarche artistique en relation avec les enjeux identitaires, migratoires, traumatiques et mémoriels.  Elle questionne activement les conditions dichotomiques qu’engendre son regard de citoyenne iranienne et observatrice distante de sa culture d’origine, à partir de Montréal.

Anahita Norouzi a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives à l’international. Elle a récemment exposé son travail au Canada, en Allemagne, et en Iran. Elle a également été finaliste du Prix Magic of Persia Contemporary Art avec ses œuvres exposées au Royal College of Art de Londres et à Dubaï en 2013. Boursière du Conseil des arts du Canada, elle prépare actuellement une exposition qui sera présentée en 2020–2021.

marbella carlos

Marbella Carlos a exposé son travail dans divers lieux comme la YTB Gallery (Toronto), la Gallery Gachet (Vancouver), The New Gallery (Calgary), le Yukon Arts Centre (Whitehorse) et plus encore. Elle a en outre participé à plusieurs résidences avec Artscape Toronto et la Calgary Allied Arts Foundation. Plus récemment, elle s’est concentrée sur le burlesque comme médium pour reprendre possession de son propre corps et sexualité.

Elle s’adonne à l’art burlesque sous le nom de Joy Rider, et en plus de ses représentations au Wiggle Room de Montréal, elle a offert des performances dans le cadre de l’Ottawa International Burlesque Festival, en tant qu’invitée au Festival Fringe Montréal et à titre d’interprète sur la scène principale lors de Fierté/Pride Montréal 2019. Récemment, Marbella a remporté le prestigieux concours Bunny de l’Edmonton International Burlesque Festival, une compétition internationale qui s’adresse aux artistes burlesques qui ont deux ans d’expérience ou moins.

« En mettant l’accent sur la satire, cette forme d’effeuillage propose de changer l’expression de la féminité socialement acceptable – une expression qui à l’intérieur d’une culture patriarcale veut qu’une femme soit réservée, soumise ou chaste – pour une expression plus rebelle, voire plaisante. En reprenant possession du corps et de la sensualité, le burlesque me permet de créer des capsules humoristiques et artistiques tout en m’interrogeant sur des questions comme la complexité de l’acculturation des colons immigrants de la diaspora. »

hoda adra

Hoda Adra est poète de spoken word et cinéaste, et sa pratique est ancrée dans l’écriture comme acte de résistance et d’inscription de soi. Née au Liban, élevée en Arabie Saoudite et adoptée par Montréal, ce triangle inspire son premier album « La liberté des sens », récit rhythmique d’un corps arabe et féminin propulsé d’un monde à l’autre. Utilisant la performance comme gage contre l’effacement, Hoda examine les tensions entre la planétarité et l’auto-censure, à travers le récit de soi, l’interrogation somatique et la voix. Ses écrits explorent l’apartheid du genre, l’histoire orale avortée et les politiques de marginalisation en lien avec la motricité féminine. Puisant poétiquement dans les phénomènes de l’enfance, la psychogénéalogie, et la physique quantique, Hoda cherche à transmettre que nos cœurs –lorsque constellés – peuvent devenir des espaces de réimagination collective.

Hoda a été en résidence au Spoken Word Program et au New Media Institute du Banff Centre, et elle a été soutenue par le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des Arts et des Lettres du Québec. Parmi ses apparitions: le Canadian Festival of Spoken Word, la Nuit blanche, le FQD, la Place-des-Arts, le FIFEQ, les RIDM, le Montreal Stop-Motion Festival, les Halles de Bruxelles, et une fois, elle a remporté la médaille d’argent au Grand Slam du Québec. En cachette, Hoda panse ses mots par la peinture.

Écoutez son album de spoken word ici: https://www.h-o-d-a.bandcamp.com

sophie el assaad

Artiste interidisciplinaire primée aux origines libanaises et britanniques, Sophie El Assaad a passé plus d’une décennie à Bahreïn pour ensuite s’établir à Montréal où elle travaille comme conceptrice pour le théâtre, créatrice et jeune metteuse en scène. Elle a fondé sa compagnie Théâtre Nuaj en 2015 et a produit et mis en scène son tout premier spectacle intitulé VANITAS. À ce jour, elle planche sur Black Balloon, sa prochaine création.

La pratique individuelle de Sophie s’inspire des œuvres d’artistes comme Ali Chahrour, Wajdi Mouawad, Dave St-Pierre et Sarah Kane : la brutalité et la relation entre la vie et la mort qui les animent évoquent la vulnérabilité de l’humain et tout ce qu’elle exige. Créatrice dotée d’une expérience en arts visuels, elle accorde une importance toute particulière à l’impact visuel de ses œuvres, puisqu’il juxtapose la performance et les styles artistiques émanant de disciplines variées tout en s’appuyant sur le mouvement et les imperfections. À l’heure actuelle, elle s’intéresse au sentiment de désillusion de plus en plus présent chez les jeunes adultes qui doivent composer avec le monde d’aujourd’hui et les risques que pose une génération impie à la recherche d’un but. En s’inspirant du climat politique actuel qui règne dans la péninsule arabe, elle s’interroge sur les perspectives orientales et occidentales, se questionne sur la personne derrière le terroriste et cherche la signification du mot humanité.

En 2017, Sophie a pris part au programme de mentorat des artistes du Black Theatre Workshop et a travaillé comme conceptrice pour une multitude de compagnies de théâtre professionnelles, y compris Répercussion Théâtre, Cabal Theatre, Talisman Theatre, Tableau d’Hôte Theatre, Geordie Theatre, Yonder Window Theatre Co et le Centre Segal arts de la scène.

corpo sonoro

Originalement créé au Brésil par la musicienne, percussionniste, danseuse et chorégraphe Taia Goedert, Corpo Sonoro est un collectif qui met actuellement l’accent sur la recherche et le développement de nouveaux langages corporels et sur les pratiques musicales contemporaines qui sont en relation directe avec les éléments de la culture et des traditions populaires brésiliennes.

Après quelques années passées à Montréal, Taia a ravivé le collectif et a invité une nouvelle équipe d’artistes – Bia Pantojo et Cleo da Fonseca – à explorer la relation entre leurs corps, sorte d’instrument musicaux qui se font la conversation. Cette nouvelle itération de Corpo Sonoro regroupe trois artistes brésiliennes qui baignent dans différentes pratiques artistiques : cirque, arts acrobatiques, marionnettes, performance, composition musicale et danse contemporaine. Corpo Sonoro poursuit un éventail d’expériences inspirées de la culture et de la danse populaires brésiliennes.

daniela ortiz

Daniela Ortiz est une artiste visuel d’origine mexicaine qui vit et travaille actuellement à Montréal. Elle explore les questions liées à l’identité, l’assimilation et la dislocation culturelle à travers le portrait dans divers médiums tels que la photographie, le dessin, la broderie et plus récemment l’animation.

Elle est titulaire d’un diplôme en arts visuels de l’Universidad Nacional Autónoma de Mexico (UNAM) et d’un certificat en photographie du International Centre of Photography. Elle est récemment diplômée du programme de maîtrise en studio arts-Intermedia de l’Université Concordia.