Portée par le souffle, le rituel et une chorégraphie ancrée, Xilopango est une création de danse contemporaine qui s’inspire de la lignée maternelle de l’artiste. Elle traverse les vies de l’arrière-grand-mère de Villafuerte, couturière autochtone ayant élevé quatorze enfants ; de sa grand-mère, infirmière disparue de force pendant la guerre civile salvadorienne ; de sa mère, militante politique qui a fui la persécution militaire pour se réinstaller au Canada ; et de l’artiste elle-même, enfant de la diaspora qui porte, dans son corps, le poids de leurs histoires. Mais il ne s’agit pas seulement d’une histoire personnelle. L’œuvre témoigne d’une expérience incarnée plus vaste, partagée par de nombreux·ses Salvadorien·nes. L’œuvre transforme le chagrin en connexion et invite le public à assister à un retour, non seulement vers un lieu, mais aussi vers soi-même, vers la mémoire et vers l’amour. Racontée par la voix de la Terre elle-même, il s’agit d’une tendre exploration de la force tranquille qui persiste d’une génération à l’autre.
Conversation après-spectacle suivant la performance du 13 février 2026
Animée par Sundus Abdul-Hadi
As I Must Live It est un spectacle humoristique et sincère de Luke Reece, artiste de spoken word primé. À travers des récits poétiques abordant des sujets aussi variés que les écureuils antagonistes ou les abdos de Chris Pratt, il retrace l’expérience de grandir au sein d’une famille métisse avec un père aux prises avec des enjeux de santé mentale. Préparez-vous à des jeux de mots astucieux alors que Reece transpose ses textes sur scène dans un spectacle intime et rempli de clins d’œil. À travers sa vivacité d’esprit et au terme d’une réflexion sensible, la performance vient explorer la mémoire, la masculinité et les absurdités du quotidien qui nous façonnent.
La représentation du 27 février sera suivie d’une conversation après-spectacle animée par Adjani Poirier.
Toutes les représentations du spectacle As I Must Live It se déroulent dans un environnement relax. Pour télécharger le guide du spectacle, cliquez ici.
Une coproduction de Theatre Passe Muraille et Modern Times Stage Company
Produit avec la permission de l’auteur et de Marquis Literary (Colin Rivers) www.MQlit.ca
Luke Reece est membre de la Playwrights Guild of Canada
Ce spectacle a pu être traduit en français grâce à la généreuse contribution de la Cole Foundation.
Traduction vers le français par : Sunny Doyle
L’évolution de l’univers de Catch Step se poursuit avec Beat Matched, un nouveau chapitre dans leur union créative en cours. RISE, Djüngle et VicVersa viennent approfondir leur exploration de l’art du remix, où les idées et la matière sont transformées sans jamais être perdues. Les processus du passé produisent les matériaux qui viennent inspirer, informer et modeler le nouveau processus; RISE et Djüngle creusent leurs propres champs d’intérêts en tant qu’artistes individuel·les, ainsi qu’en tant que collectif. Dans cette nouvelle itération, les deux artistes se retrouvent propulsé·es dans le rôle de directeur·ices créatif·ves à l’intérieur d’un continuum composé de mouvements, de sons, de visuels, de maths et (comme toujours)… de chaises.
Fier·ère Anishinaabe de la Première Nation Grassy Narrows, Waawaate Fobister est dramaturge, interprète en théâtre et en danse, chorégraphe, producteur·trice et professeur·e. Iel a été récipiendaire de nombreux prix Dora. Dans Omaagomaan, l’artiste travaille avec le son, le mouvement, la danse et le conte pour incarner Omaagomaan, un être deux-esprits non-binaire de la cosmologie et du savoir anishinaabe, qui représente la terre tout comme les toxines nocives que les humains y ont fait pénétrer. Les Omaagomaan incarnent tout à la fois la beauté (onishishin = beauté) et la laideur (maanaadizi = laideur). Fobister effectue un rapprochement entre cette collision du beau et du laid et la résilience du peuple Anishinaabe qui doit recoudre les morceaux fracturés des paysages empoisonnés par le mercure.
Conversation après spectacle le 9 février animée par Dominique Ireland. La discussion après spectacle est offerte en anglais et ASL.
Deux interprètes ASL seront également présent·es avant et après la représentation.
crédits
Interprète: Waawaate Fobister
Conception de costume: Sage Paul
Conception éclairage: Pierre Lavoie
Direction de répétition: Carlos Rivera Martinez
Conception sonore: Marc Merilainen
Direction original: Troy Emery Twigg
Direction de l’édition 2022: Patti Shaughnessy
Consultant en Anishinaabe et en clown: Don Kavanaugh
L’artiste visuelle et danseuse Mona El Husseinis’intéresse à la façon dont les histoires sont racontées, transmises et partagées à travers le corps, de génération en génération. Où nous rencontrons-nous ? Où et comment nous séparons-nous les un·es des autres ? Et comment donner voix à un passé commun ? Duo entre El Husseini et sa mère, Hala Farahat, Creatrixentrelace improvisation, interprétation gestuelle, danse Baladi égyptienne abstraite, et art du conte. Mona est artiste, alors que sa mère Hala, qui n’a pas été formée en danse, est médecin, professeure de sciences, et mère de trois enfants. Là où ces univers opposés se rencontrent, toutes deux cherchent le dénominateur commun afin de relier la science, l’art, la maternité et la filiation, au passé comme au présent.
Une série d’œuvres d’art visuel intitulée Family Portraits, réalisée par Mona El Husseini, sera exposée au café-bar du MAI avant et après chaque représentation. L’exposition sera accompagnée d’un zine qui sera vendu sur place.
→ After Party Creatrix
2 décembre – 20h30 Pour célébrer l’aboutissement de plus de trois ans d’élaboration artistique et, surtout, une première mondiale au MAI, Mona et Hala invitent chaleureusement les spectateurs, les amis et la famille à se joindre à elles pour une célébration au café-bar du MAI à l’issue de la dernière représentation, le 2 décembre. La soirée comprendra toutes les chansons que Hala voulait inclure dans le spectacle, mais qui ont finalement été réservées pour les échauffements des répétitions. Venez danser sur les chansons préférées de Hala, assemblées par la talentueuse Lara Barazi.
revue de presse →
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crédits
Interprètes: Mona El Husseini, Hala Farahat
Chorégraphie: Mona El Husseini
Conception d’éclairage: Nien-Tzu Weng
Musique: Wael Kodeih + Love & Revenge
Consultante en dramaturgie: Fatma Sarah El Kashef
Consultante en costume: Sophie El-Assaad
Regard extérieur: Corinne Skaff
biographies des artistes
Mona El Husseini est une danseuse et une artiste visuelle qui vit entre Montréal et Le Caire. Elle a complété sa formation en danse au Cairo Contemporary Dance Center (CCDC) en Égypte et a étudié le commerce international et la danse contemporaine à l’Université Concordia.
Mona chorégraphie et interprète ses propres projets artistiques, elle collabore avec d’autres artistes en tant que chorégraphe et interprète, et elle enseigne également la danse contemporaine, la barre et le pilates. Ses pièces ont été présentées en Égypte, en Allemagne, en Italie et au Canada.
Mona travaille actuellement sur Creatrix, un duo de danse avec sa mère, et sur Family Portraits, une série d’art visuel et un mémoire graphique dont la première aura lieu au MAI (Montréal, Arts Interculturels) en 2023. Elle développe également Monday or Tuesday, un solo de danse, et Rabbet Manzel // House Goddess, une série d’art visuel – tous deux présentés au festival upRising Up dans les Pouilles, en Italie, en 2022. En 2018, Mona a joué un rôle dans When Arabs Danced, un documentaire de Jawad Rhalib présenté au TIFF et à la FIFA, et en 2022, elle a été l’actrice principale de Gigi et de Mango, deux courts métrages de la réalisatrice Randa Ali. La même année, elle chorégraphie Mama, une pièce de théâtre de Nathalie Doummar, qui est présentée au Théâtre Duceppe et au Festival Juste Pour Rire à Montréal.
Dans son processus artistique, Mona va au-delà de la danse et trace le fil qui relie les différentes formes d’art qu’elle pratique, notamment les arts martiaux, les arts visuels et l’écriture. Elle s’intéresse à la façon dont les histoires sont transmises, partagées et racontées par le corps à travers les générations. Elle trouve la danse dans la rencontre entre l’intime et le collectif, le traditionnel et le contemporain, et dans l’espace où l’intérieur et l’extérieur se rencontrent.
— Hala Farahat est professeur de biologie à Montréal, au Canada. Après avoir abandonné sa carrière médicale pour élever ses enfants, elle a occupé divers postes d’enseignement et d’administration dans des écoles internationales aux Émirats arabes unis, en Égypte, en Ontario, au Québec et, plus récemment, à New York. Elle a obtenu un baccalauréat en éducation à l’Université d’Ottawa et une maîtrise en technologie de l’éducation à l’Université Concordia. Entre autres choses, elle est une ardente défenseuse de la mise en œuvre de la technologie pour promouvoir des stratégies pédagogiques et améliorer l’engagement des étudiants en créant des classes inversées et un apprentissage basé sur des projets. Elle est une fervente praticienne de l’union des mondes de l’art et de la science, à la fois dans ses salles de classe et à l’extérieur.
Les formes qui nous traversentressuscite une trentaine de carnets de bord écrits à la main durant un long enfermement. Ce ciné-concert imaginé et porté par la poète de spoken word Hoda Adra, lui fait prendre la scène après son départ d’une fictive Brumanie – où des boules roses dans les gorges étouffent les voix. S’inaugure alors une première parole, vacillant entre timidité, autocensure, séduction, humour, maladresse, honte, urgence, satire… comme si elle apprenait à marcher. Et tout à coup, l’apparition mystérieuse d’une forme rose fluo: le fantôme-écrivain Ghostwriter. La nuit, il hante la cuisine et remplit des pages de théories existentielles. L’écriture vécue comme pouvoir de rapatriement de soi, partagée comme acte de résistance.
Hoda Adra est récipiendaire du Programme Alliance du MAI (Montréal, arts interculturels).
Produit avec le soutien de la ville de Montréal et le gouvernement du Québec, ainsi que par le Conseil des arts du Canada dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal
Co-présentée avec le MAI, Tuning In est une série commissariée de trois nouvelles courtes pièces audio écrites par des femmes dramaturges canadiennes. Tuning In s’attaque aux thèmes du déni, de la peur et du soin. Les trois dramaturges explorent des perspectives qui reflètent à la fois des réalités personnelles, mais aussi les vérités qui nous unissent. La série appelle à questionner l’expérience humaine et les manières dont la société nous façonne.
Hanane, une femme quinquagénaire fait son jogging quotidien dans les rues de Beyrouth pour lutter contre l’ostéoporose, l’obésité et la dépression. Tout en courant, elle revisite ses rêves, ses désirs, ses désillusions. Les effets de cette routine quotidienne sont contradictoires ; elle stimule dans son corps deux hormones : la dopamine et l’adrénaline qui, tour à tour, se révèlent destructives et constructives au sein d’une ville qui détruit pour construire et construit pour détruire. Seule en scène, Hanane, la femme et la mère, dévoile son identité en incarnant différents visages de Médée. Comédienne, auteure, et activiste culturelle, Hanane Hajj Ali est une figure éminente dans la scène culturelle et artistique libanaise.
ARIANE est la fille que Nancy (une Sud-Américaine) n’a jamais eue. Nancy écrit un journal pour ARIANEpendant qu’elle grandit en son sein, sans savoir qu’elle attend plutôt un garçon. Vingt-huit ans après avoir donné naissance à cet enfant, Nancy traverse l’Atlantique pour révéler à son fils l’existence de ce journal. À partir des mots du journal de sa mère, ARIAH LESTER (Lester Arias), compose des chansons et crée une sorte d’entre-deux : laideur et beauté, féminité et masculinité, lumière et ténèbres, concert et théâtre, opéra et burlesque, ARIANE / LESTER / ARIAH.
L’œuvre Red(z) Maid(z) se déroule dans un pensionnat où des enfants anishinaabes bispirituels ont recours à leur imagination queer pour mettre en scène la violence sadique dont ils sont quotidiennement victimes. Leur jeu de rôle perd peu à peu son innocence pour se transformer en véritable plan de meurtre. Inspiré par la pièce Les Bonnes de Jean Genet, l’œuvre en langues ojibwée et anglaise reprend possession des formes coloniales d’une perspective autochtone vertement autonomiste. Prenant le contrôle de la trame narrative, les enfants traduisent les mauvais traitements subis dans leur propre langage, laissant toute la place à l’innocence, à l’imagination et à la résilience de la jeunesse autochtone. Les dramaturges primés Waawaate Fobister et Jesse Stong font appel à l’absurde, à la physicalité et au jeu pour véhiculer les thèmes autrefois abordés par Genet – servitude, oppression et revanche – sur fond de la violence coloniale ayant marqué Turtle Island.