flesh and sound

© Damian Siqueiros

Flesh and Sound de Vías remet en question la façon dont l’art vivant entre en relation avec son auditoire. Ce spectacle en deux parties commence par une installation interactive dans la galerie, conçue par Siam Obregón, qui vise à susciter un sentiment d’attention et de contemplation chez le spectateur avant de passer à la représentation dans le théâtre. Cette installation offre aux spectateurs une occasion unique de se plonger dans les sons qui les envelopperont plus tard dans le spectacle, offrant un espace d’exploration, de découverte et de réflexion.

L’installation est suivie d’une performance conçue par Paco Ziel et Bernardo Alvarado Rojas avec une équipe en rotation, offrant ainsi une perspective différente chaque soir. Appuyés par une conception sonore à 360 degrés, les performeurs déclenchent des mouvements par la perturbation, la réaction ou l’amplification.La chorégraphie et la composition sonore sont une seule et même chose, et les mouvements, inspirés par des images de créatures liées à la cosmologie mexicaine pré-hispanique, véhiculent des échos du passé dans le présent. Intégrant l’étude sonore d’instruments pré-hispaniques – soutenus par des technologies contemporaines et par des vibrations cinétiques et acoustiques tirées du corps humain – l’œuvre invite à se distancier des façons occidentales d’analyser, de sentir et de percevoir le son, en posant à chacun·e la question suivante : Comment écoutez-vous ?

L’installation de Flesh and Sound dans la galerie du MAI sera ouverte au public de 12h à 18h, du mercredi 8 novembre au samedi 11 novembre 2023.

Interprètes en rotation: 

8 nov → Paco Ziel + Bernardo Alvarado Rojas
9 nov → Rachelle Bourget + Bernardo Alvarado Rojas
10 nov → Isabel Cruz + Rachelle Bourget
11 nov → Isabel Cruz + Paco Ziel

crédits

Co-créateurs : Siam Obregón, Bernardo Alvarado Rojas, Paco Ziel
Interprètes : Rachelle Bourget, Isabel Cruz , Bernardo Alvarado Rojas, Paco Ziel
Conseiller artistique : Ami Shulman
Regard extérieur : Diana León
Direction visuelle, conception d’installation artistique et scénographie : Siam Obregón
Conception sonore: Eric Saucke-Lacelle
Direction technique: Benoit Larivière
Conception d’éclairage: Benoit Larivière
Conception de costumes: Camille Thibault-Bédard

Photo officielle : Damian Siqueiros

Partenaires: MAI (Montréal, arts interculturels), Àgora de la Danse, Danse à la Carte, Les Grands Ballets Canadiens, Canada Council for the Arts, Conseil des Arts et des Lettres du Québec, Conseil des Arts de Montréal, Vidéographe, Maison de la Culture Notre-Dame-de-Grâce, École Supérieure de Ballet du Québec, Consulado General de México en Montreal, Espacio México.

biographies de l'équipe de création

Paco Ziel, co-créateur et interprète
Né à Mexico, Paco a débuté sa carrière en danse classique à l’École Supérieure de Ballet du Québec. À côté de ses études, Paco a développé un intérêt pour la conscience corporelle profonde, l’amenant à découvrir différentes façons de s’entraîner telles que la méthode Rubberband, Gaga, Yoga , Feldenkrais et méditation. Depuis 2015, il est danseur avec RUBBERBAND, sous la direction de Victor Quijada, et a tourné avec la compagnie au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Allemagne et en Pologne. En 2014, il fonde le laboratoire multidisciplinaire Quantum Collective, présenté à deux reprises par Tangente à Montréal. Paco a travaillé avec d’autres artistes et compagnies montréalais comme PPS Danse, Anne Plamondon Productions, Martin Messier, Je suis Julio et des chorégraphes indépendants. Il a été professeur invité à Springboard Danse Montréal, Domaine Forget, Transformation, l`École de Danse de Québec, l’École Supérieure de Ballet du Québec et Danse à la Carte. C’est un cinéaste, photographe et compositeur de musique électronique autodidacte qui se concentre principalement sur le corps humain, le mouvement et les paysages naturels. Depuis 2019 Paco est co-directeur, avec Diana León, de la compagnie Vías pour laquelle il à participé à la création des oeuvres Sur ce chemin, tu es sûre de te perdre, Sabor de mi corazón et Flesh and Sound.

Bernardo Alvarado, co-créateur et interprète
Bernardo Alvarado Rojas est un producteur de musique, un compositeur et un concepteur sonore qui cherche à trouver des moyens de provoquer la vitalité, la conscience de soi et une meilleure perception de notre relation avec notre planète Terre et ses habitants par le biais de son travail artistique. Il utilise un mélange d’instruments acoustiques ancestraux et modernes, d’enregistrements sonores et d’instruments électroniques pour créer une musique et un son qui tentent d’explorer les profondeurs de notre humanité.

Siam Obregón, Direction visuelle, conception d’installation artistique et scénographie
Siam Obregón est une cinéaste indépendante mexicaine, une artiste visuelle et une commissaire d’exposition basée à Tiohtià:ke/Montréal. Elle est diplômée avec mention de l’Université Concordia, où elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts avec spécialisation en production cinématographique.

Avec une expérience artistique diversifiée en danse, théâtre et photographie, elle est motivée par l’expérimentation de divers médiums. Elle se concentre sur l’observation, l’intimité et les thèmes de l’identité culturelle. Ses derniers projets ont été présentés dans de nombreux festivals, notamment HotDocs, le Festival international du film sur l’art (FIFA), REGARD et le Rhode Island Film Fest.

Isabel Cruz, interprète
Isabel Cruz a obtenu son diplôme de l’École Supérieure de Ballet du Québec en 2022. Elle travaille actuellement avec Margie Gillis dans le cadre du projet Legacy. Son parcours créatif a évolué au fil des ans, incluant la danse et la performance musicale. Isabel s’intéresse également à la musique, à la chorégraphie, au design, à la peinture et à la photographie, qu’elle pratique pour son propre plaisir, mais aussi pour servir sa communauté. Isabel cherche à acquérir une connaissance approfondie du langage époustouflant de la danse afin de transmettre ses sentiments, ses idées et ses émotions par le biais de la pratique, et d’atteindre ainsi un niveau de communion à la fois avec elle-même et, par conséquent, avec le public.

Rachelle Bourget, interprète
Établie à Montréal, Rachelle Bourget est une artiste de danse contemporaine originaire de Winnipeg, au Manitoba. Diplômée de la School of Contemporary Dancers, elle a travaillé avec de nombreux chorégraphes, notamment Daina Ashbee, ENTITEY/jason martin, VIVUS – James Viveiros, Danse K par K, Winnipeg’s Contemporary Dancers, @tendance/C.Medina, Pablo Bronstein, ainsi que dans des œuvres de Ming Hon et Riley Sims. 

Elle a été membre fondatrice de Nova Dance Collective, un collectif de danse contemporaine basé à Winnipeg, entre 2011 et 2016. Elle s’est ensuite concentrée sur le développement de sa pratique artistique par la création d’œuvres solos, principalement AFTER THE CAUSE, qui a été présentée à Winnipeg au Rachel Browne Theatre (2019), et à Montréal à Tangente Danse (2021) et au Festival OFFTA (2022).

graveyards and gardens

© David Cooper

Graveyards and Gardens – une installation performative créée et interprétée par la compositrice Caroline Shaw et la chorégraphe Vanessa Goodman – met en scène la beauté de la mémoire du corps, tout en interrogeant l’intimité entre notre environnement et le corps. Cette œuvre théâtrale immersive s’intéresse à la mémoire en tant que processus de reconstruction plutôt que récapitulation exacte d’événements précis. En intégrant et accueillant les diverses élaborations, distorsions et omissions de la mémoire incarnée, les artistes créent des systèmes de performance génératifs; une sorte d’« album vivant » qui se déplie et se replie sans cesse sur lui-même.

La performance du 27 octobre sera suivie d’une discussion après spectacle animée par Andrea Peña.

Avertissement de déclencheur: légère présence de lumières stroboscopiques

crédits

Co-créatrices/ interprètes/ conception des décors: Vanessa Goodman / Caroline Shaw
Conception des costumes: Vanessa Goodman
Productrice artistique: Hilary Maxwell
Conception sonore: Kate De Lorme/Eric Chad
Directeur technique et concepteur d’éclairage: James Proudfoot
Vidéo: David Cooper
Agent de tournée: Brent Belsher

biographies

Vanessa Goodman reconnaît respectueusement qu’elle vit, travaille et crée sur les territoires ancestraux et non cédés des peuples Salish du littoral, notamment les Nations Sḵwx̱wú7mesh (Squamish), Stó:lō, Səl̓ílwətaʔ/Selilwitulh (Tsleil-Waututh) et xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam). Elle est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’université Simon Fraser et directrice artistique de la société Action at a Distance Dance. Vanessa est attirée par l’art qui a un poids et une signification au-delà de l’esthétique pure et se sert de sa chorégraphie comme occasion d’explorer la condition humaine. Sa pratique chorégraphique consiste à tisser des mouvements génératifs et de l’audio dans des environnements performatifs. Son travail crée un sentiment d’intimité entre notre environnement et notre corps. Elle a reçu plusieurs prix et distinctions, notamment le Iris Garland Emerging Choreographer Award (2013), la bourse Yulanda M. Faris (2017/18), le Chrystal Dance Prize (2019), le Schultz Endowment du Banff Centre for Arts and Creativity (2019) et le programme « Space to Fail » (2019/20) en Nouvelle-Zélande, en Australie et à Vancouver. Son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Elle a récemment collaboré avec Loscil, Graveyards and Gardens avec Caroline Shaw et BLOT avec Simona Deaconsecu.

Caroline Shaw est une musicienne qui passe d’un rôle à l’autre, d’un genre à l’autre et d’un médium à l’autre, essayant d’imaginer un monde sonore qui n’a jamais été entendu auparavant, mais qui a toujours existé. Elle travaille souvent en collaboration avec plusieurs artistes, en tant que productrice, compositrice, violoniste et chanteuse. Caroline a reçu le prix Pulitzer 2013 en musique, plusieurs prix Grammy, un doctorat honorifique de Yale et une bourse Thomas J. Watson. Les projets de cette année comprennent la musique de « Fleishman is in Trouble » (FX/Hulu), un travail vocal avec Rosalía (MOTOMAMI), la musique de « The Sky Is Everywhere » de Josephine Decker (A24/Apple), la musique pour la production du National Theatre de « The Crucible » (dir. Lyndsey Turner), « Partita » de Justin Peck avec le NY City Ballet, une nouvelle œuvre scénique « LIFE » (Gandini Juggling/Merce Cunningham Trust), la première de « Microfictions Vol. 3 » pour le NY Philharmonic et Roomful of Teeth, une partition orchestrale en direct pour le film silencieux « Moby Dick » de Wu Tsang, co-composée avec Andrew Yee, deux albums sur Nonesuch (« Evergreen » et « The Blue Hour »), la partition pour la pièce de danse « Delicate Power » d’Helen Simoneau, des tournées de Graveyards & Gardens (œuvre théâtrale immersive co-créée avec Vanessa Goodman), des tournées avec So Percussion présentant des chansons de « Let The Soil Play Its Simple Part » (Nonesuch), ainsi que des apparitions occasionnelles en musique de chambre en tant que violoniste (Chamber Music Society of Minnesota, La Jolla Music Society). Caroline a écrit plus de 100 œuvres au cours de la dernière décennie, pour Anne Sofie von Otter, Davóne Tines, Yo Yo Ma, Renée Fleming, Dawn Upshaw, LA Phil, Philharmonia Baroque, Seattle Symphony, Cincinnati Symphony, Aizuri Quartet, The Crossing, Dover Quartet, Calidore Quartet, Brooklyn Rider, Miro Quartet, I Giardini, Ars Nova Copenhagen, Ariadne Greif, Brooklyn Youth Chorus, Britt Festival, et le Vail Dance Festival. Elle a contribué à la production des albums de Rosalía, Woodkid et Nas. Son travail en tant que chanteuse ou compositrice est apparu dans plusieurs films, séries télévisées et podcasts, notamment The Humans, Bombshell, Yellowjackets, Maid, Dark, Beyonce’s Homecoming, Tár, Dolly Parton’s America, et More Perfect. Sa couleur préférée est le jaune et son odeur favorite est le romarin.

À perte de vue - intégrale

© Angelo Barsetti

Accueil de ce qui est brisé
Accueil de l’ininterrompu
De ce qui, entre-temps, vivra
De ce qui, entrevu, s’efface
Est-ce vivre que d’accueillir
Est-ce l’autre qui vient, déjà
François Cheng *

À perte de vue est un diptyque de duos avec pour protagoniste principale Marie-Hélène Bellavance, entourée des interprètes Isabelle Poirier et Georges-Nicolas Tremblay, sur la musique du compositeur montréalais Robert Normandeau. Le premier duo évoque la subsistance de ce qui est perdu comme entité pourvue d’une existence propre. En compagnie de l’interprète  Georges-Nicolas Tremblay, qui personnifie de manière abstraite la brisure, une femme découvre progressivement sa danse et affirme sa liberté. Dans le flux du mouvement apprivoisé, son partenaire incarne la force extérieure qui la propulse vers un changement de réalité.

Le second duo, dansé par Marie-Hélène et Isabelle, expose la confrontation entre ce qui est perdu à jamais et l’acceptation d’une nouvelle réalité. Corps à corps, âme à âme, les deux danseuses se font face, se dédoublent, s’appuient l’une sur l’autre, se relancent et s’imitent dans l’élaboration et l’exécution de mouvements puis d’une danse. Lucie Grégoire met en scène une dynamique en miroir entre deux femmes, l’une étant le reflet de l’autre, peut-être son double, des âmes sœurs à la force intérieure retrouvée. Une rencontre d’une vibrante humanité qui transcende l’altérité par la danse, réflexion intense sur la résilience, la singularité et la transformation.

crédits

Chorégraphie, en collaboration avec les interprètes : Lucie Grégoire
Interprètes : Marie-Hélène Bellavance, Isabelle Poirier, Georges-Nicolas Tremblay
Musique : Robert Normandeau
Éclairages : Pierre Lavoie
Dramaturge : Paulo Castro-Lopes
Costumes : Marilène Bastien
Répétitrice : Dodik Gédouin
Direction technique et régie : Judith Allen
Communications : Laurie Perron
Une coproduction de Lucie Grégoire Danse et Corpuscule Danse
* François Cheng, Le livre du vide médian, Albin Michel, Paris, 2005

je ne vais pas inonder la mer

© David Wong

Je ne vais pas inonder la mer est une élégie dansée qui aborde le rapport aux mères et la part d’héritage en jeu dans la construction de la féminité. Pour composer ce solo, la chorégraphe et interprète mexicaine Sonia Bustos a puisé matière dans son histoire personnelle et dans sa quête identitaire marquées par le poids du deuil de sa mère et de sa grand-mère. Au confluent des questions sur la condition féminine, la filiation et la mémoire, l’artiste explore dans sa danse théâtrale les phénomènes de réminiscence en mobilisant les cinq sens. Bouffe, musique, évocation des mœurs, des croyances et des rites viennent nourrir cette création viscérale.


Le partenariat du Conseil des arts de Montréal et du MAI en matière de soutien aux artistes en danse offre un accompagnement sur mesure et un éventail de services à un-e chorégraphe (ou à collectif de chorégraphes) rencontrant des obstacles structurels et systémiques dans leur participation aux arts en raison de leur-s identité-s revendiquée-s et/ou perçue-s par la société. Outillant les artistes dans leur recherche créative et leurs questionnements, ce partenariat leur permet d’expérimenter de nouvelles idées et méthodes, et de tisser des collaborations tout au long d’un processus où l’artiste est soutenu-e et bénéficie de temps et d’espace pour réfléchir à sa pratique. En 2021, deux présentations de travail en cours auront lieu.

Produit avec le soutien de la ville de Montréal et le gouvernement du Québec, ainsi que par le Conseil des arts du Canada dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal

ephemeral artifacts (annulé)

© Damian Siqueiros

Faisant appel aux claquettes et au récit, Ephemeral Artifacts fouille l’histoire du jazz et des claquettes, ainsi que la connexion de ces genres entremêlés aux corps noirs.  

Déployant une signature chorégraphique magnétique, à la fois intime et complexe, le danseur de claquettes professionnel Travis Knights incite le public à être attentif aux histoires et aux corporéités du passé, gardées vivantes par la danse et l’oralité. La généalogie des claquettes est à la fois une méditation et une métaphore. Elle touche au rythme, à l’adaptation, à l’improvisation et à la résistance à travers les corps racisés.

Produit par Theatre Passe Muraille et Anandam Dancetheatre Productions

     

deux solitudes dans une même présence

Parfois, il faut s’éloigner de chez soi pour mieux comprendre ses racines et retomber amoureux de ce qu’on regardait, par trop de proximité, avec indifférence. Deux solitudes dans une même présence aborde la (re)construction de l’identité à partir du déracinement et du corps en exil. L’expérience de migration de la chorégraphe et danseuse vénézuélienne Ariana Pirela Sánchez teinte intimement ce duo où le corps, porteur de mémoires ancestrales, est perçu comme un véhicule de désirs, de résistance et de résilience. Épousant la forme de la narration confessionnelle, l’artiste explore les thèmes de l’oubli, de la compensation par l’imagination et du rejet propres au processus d’assimilation culturelle afin de mieux ramener à la surface ses mémoires les plus profondes.


Le partenariat du Conseil des arts de Montréal et du MAI en matière de soutien aux artistes en danse offre un accompagnement sur mesure et un éventail de services à un-e chorégraphe (ou à collectif de chorégraphes) rencontrant des obstacles structurels et systémiques dans leur participation aux arts en raison de leur-s identité-s revendiquée-s et/ou perçue-s par la société. Outillant les artistes dans leur recherche créative et leurs questionnements, ce partenariat leur permet d’expérimenter de nouvelles idées et méthodes, et de tisser des collaborations tout au long d’un processus où l’artiste est soutenu-e et bénéficie de temps et d’espace pour réfléchir à sa pratique. En 2021, deux présentations de travail en cours auront lieu.

Produit avec le soutien de la ville de Montréal et le gouvernement du Québec, ainsi que par le Conseil des arts du Canada dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal

pomegranate (suspendu pour une durée indéterminée)

© Angelo Barsetti

[highlight background= »#e2011e » color= »#ffffff »] — Montréal se trouve en zone rouge depuis le 01 octobre 2020. Les activités de MAI (Montréal, arts interculturels) sont suspendues qu’à nouvel ordre. Cette performance est suspendue pour une durée indéterminée. Consulter les dernières mises-à-jour de MAI en lien avec la COVID-19. — [/highlight]

Dans Pomegranate, performance solo de la vétérane montréalaise Heather Mah, la danseuse revisite la vie de sa grand-mère. Il s’agit d’une épopée fragmentée à travers des récits familiaux et migratoires débutant en Chine, en 1895. Au cours de sa carrière, Heather a travaillé, en tant qu’interprète, avec quelques-unes des compagnies québécoises les plus audacieuses : la Compagnie Marie Chouinard, Lucie Grégoire Danse et Le Carré des Lombes, entre autres. En 2005, elle a obtenu un baccalauréat en psychologie avec distinction ainsi qu’un certificat en coaching de mieux-être. Elle danse toujours aujourd’hui, en plus d’agir comme enseignante en yoga danse, tout en appliquant des pratiques visant la promotion de la santé et de l’équilibre entre le corps et l’esprit.

Heather Mah est récipiendaire de l’accompagnement jumelé en danse CAM+MAI 2018-19.

Le partenariat du Conseil des arts de Montréal et du MAI en matière de soutien aux artistes en danse offre un accompagnement sur mesure et un éventail de services à un-e chorégraphe (ou à collectif de chorégraphes) rencontrant des obstacles structurels et systémiques dans leur participation aux arts en raison de leur-s identité-s revendiquée-s et/ou perçue-s par la société. Outillant les artistes dans leur recherche créative et leurs questionnements, ce partenariat leur permet d’expérimenter de nouvelles idées et méthodes, et de tisser des collaborations tout au long d’un processus où l’artiste est soutenu-e et bénéficie de temps et d’espace pour réfléchir à sa pratique. En 2021, deux présentations de travail en cours auront lieu.

Produit avec le soutien de la ville de Montréal et le gouvernement du Québec, ainsi que par le Conseil des arts du Canada dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal

sur ce chemin tu es sûre de te perdre (performance en webdiffusion)

© Brenda Jauregui

Sur ce chemin, tu es sûre de te perdre est un solo multidisciplinaire, entre danse, théâtre et musique, fruit de trois collaborations successives de Diana León avec des créateurs émergents (Paco Ziel, Jeremy Galdeano, Vera Kvarcakova). Leur fil directeur : la connaissance de soi, le travail nécessaire, entre pressions sociales, démons intérieurs et aspirations, pour trouver sa propre voix. Sur les compositions d’Alejandro Loredo, de Tom Jarvis et de Diana León, une puissante évocation du plaisir de trouver son propre rythme, en écho à ceux qui nous entourent et nous inspirent. Interprète et créatrice originaire de Mexico, Diana León a notamment dansé pour les Grands Ballets Canadiens.

white [ariane]

White Ariane
© Bas de Brouwer

ARIANE est la fille que Nancy (une Sud-Américaine) n’a jamais eue. Nancy écrit un journal pour ARIANE pendant qu’elle grandit en son sein, sans savoir qu’elle attend plutôt un garçon. Vingt-huit ans après avoir donné naissance à cet enfant, Nancy traverse l’Atlantique pour révéler à son fils l’existence de ce journal. À partir des mots du journal de sa mère, ARIAH LESTER (Lester Arias), compose des chansons et crée une sorte d’entre-deux : laideur et beauté, féminité et masculinité, lumière et ténèbres, concert et théâtre, opéra et burlesque, ARIANE / LESTER / ARIAH.

fa'addebhou li (dresse-le pour moi)

Fa’addebhou liDresse-le pour moi ») est l’imploration de parents dont le fils ne suit pas assez le bon chemin – celui des traditions et attentes patriarcales. La chorégraphe Nancy Naous fait résonner l’insoutenable construction du corps masculin dans les sociétés arabes, dans le quotidien des familles et des fratries. Elle met en scène deux corps d’hommes (Nadim Bahsoun, Alexandre Paulikevitch) pris dans un carcan d’héritages et de contradictions. Endurants, résistants, adulés, ils sont mus par de trop grands désirs et une insécurité inavouable. Danseuse et comédienne d’origine libanaise, fondatrice de la compagnie 4120.CORPS, Nancy Naous travaille les gestuelles des danses traditionnelles et les mouvements ancrés dans les corps quotidiens moyen-orientaux.