catch step

© Victoria Mackenzie

Catch Step est le lauréat de l’accompagnement jumelé CAM+MAI 24.25.

Catch Step est un groupe d’artistes formé en 2022 par Anais Chloé Gilles/RISE, Delande « Junior » Dorsaint/Djüngle et Victoria Mackenzie/VicVersa. Ce groupe représente de multiples intérêts et expériences dans le domaine de la danse de rue. Après avoir interprété Never Not Moving, gagné les Montreal Hip Hop Games et participé aux International Hip Hop Games à Lille, en France, Catch Step a été invité à présenter un spectacle complet au Théâtre La Chapelle pour la saison 2024/2025.

Pour leur prochain spectacle complet intitulé « Catch Step HYA remix feat. Lunice », le collectif travaillera avec le chorégraphe invité Handy Yacinthe/HYA et l’artiste Lunice. Ce projet soutient les intérêts de divers artistes de la diaspora haïtienne en tant qu’interprètes et créateur.trice.s. Les pratiques de danse des artistes impliqués sont ancrées dans les formes de danse afro-descendantes, en particulier la danse de rue.

gabriela de andrade

Artiste d’origine brésilienne établie à Tio’tia:ke/Montréal, Gabriela de Andrade explore à travers ses œuvres les récits intimes de personnes aux parcours singuliers. Ses films, souvent teintés d’une dimension confessionnelle, s’intéressent à des thèmes tels que le nomadisme, les frontières, la dissidence, les liens affectifs et la distance. La voix, en particulier celle des femmes, est au cœur de son travail. Inspirée par le pouvoir transformateur du son, l’artiste façonne le visuel. Les récits sonores deviennent un instrument narratif puissant, capable de transformer le quotidien en une exploration visuelle onirique et subjective.

La résidence MAI + PRIM permettra à Gabriela de poursuivre ses expérimentations et de développer un langage visuel encore plus intime et percutant. Son projet combine art contemporain et médiation culturelle. En étroite collaboration avec Exeko, organisme qui
travaille l’inclusion sociale à travers l’art et la philosophie, l’artiste propose une série d’ateliers pour offrir un espace d’expression à un groupe de femmes vivant ou ayant vécu l’itinérance ou la précarité sociale. C’est par les voix de ces femmes que l’artiste choisit d’amplifier qu’une œuvre polyécran immersive sera crée et présentée au MAI à la saison 2024-2025.

manon scialfa + alice jackson

Manon Scialfa est une danseuse, poète et artiste PANDC qui s’est installée à Montréal en 2021. Elle a commencé sa formation en danse moderne, néoclassique et contemporaine à la New Orleans Ballet Association (NOBA). Grâce à son exposition à un large éventail de processus et de répertoires artistiques, son style se définit comme étant fusionnel et polyvalent. Elle est particulièrement influencée par son travail avec le style afro-contemporain de Ron K. Brown/EVIDENCE et son initiation à la danse afro-cubaine avec Rebecca Bliss. Manon a poursuivi sa formation en danse à Montréal, où elle s’est jointe à la cohorte 2021-2024 de l’École de danse contemporaine de Montréal. Son art reflète son identité multiculturelle, son amour pour le partage d’histoires et sa croyance en un bonheur radical au sein des climats sociaux et politiques dans lesquels nous vivons.

Alice Jackson est une artiste multidisciplinaire hispano-américaine basée à Montréal. Elle a suivi une formation en jazz, tap, ballet, danse moderne et théâtre à la Performing Arts Factory, au Maryland. Elle a été exposée dès son plus jeune âge à la musique jazz, au cinéma et à l’histoire, ce qui a inspiré son style audacieux et expressif et développé sa sensibilité rythmique. En 2014, elle s’installe à Montréal et reçoit le mentorat de Bibiman en Popping, s’entraîne en House avec Dazl – des maîtres dans leur art – et participe à des battles de street dance. Elle continue de développer sa polyvalence, en reconnaissant toujours les créateurs et les fondateurs de l’art qui l’inspire, et en s’engageant à respecter l’intégrité artistique par le biais d’une éducation et d’une orientation appropriées.

Fourth Culture est le prolongement naturel de leur travail d’équipe, dans lequel Manon apporte une vision narrative créative et Alice pousse l’expression physique et technique. Liées par des styles de danse, des expériences performatives et des origines culturelles similaires, elles partagent une curiosité et une appréciation pour l’histoire de la danse et les contributions de la culture noire à l’art. Dans un esprit de témoignage et de soutien mutuel, leur mission est d’étudier le jazz vernaculaire, le swing, la house et la dramaturgie afin de développer une signature créative qui dépasse les frontières de la danse contemporaine, de la danse sociale et du conte avec une profonde compréhension historique et une conscience socio-politique.

sonia reboul

Sonia Reboul est une artiste multidisciplinaire franco-canadienne installée à Tiohtià:ke/ Montréal. Pendant 12 ans, elle développe un corpus artistique de manière autodidacte en marge d’une carrière en communication. En 2019, elle entame un Bac en arts visuels à l’université Concordia afin de se perfectionner. Depuis, les projets artistiques se multiplient : elle obtient trois bourses de l’université; est sélectionnée pour des résidences et expositions notamment par le Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger (Carré 150), La Centrale galerie Powerhouse, Art Matters, Art Souterrain, la galerie VAV, Nouaisons, l’université de Montréal. Ses dessins sont retenus dans le cadre de plusieurs initiatives : les encans de la quarantaine, la collecte COVID organisée par Sale Caractère, le magazine l’Organe. Différents blogs s’intéressent également à son travail (Jano Lapin, Yellow Pad Sessions, The Unicorn Factory, The Soul Food).

Dialogues résulte de l’exploration de techniques traditionnelles de tissage avec de fines chaînes de métal issues de bijoux fantaisie seconde main. 

Ces bijoux ont subi une transformation s’apparentant à un rituel hommage aux personnes qui les ont portés : lavés, séchés, puis démantelés, les maillons sont réassemblés en chaînes classées par tailles et couleurs, puis tissés pour former de petits échantillons rectangulaires. Ces chaînes, témoins d’une première vie, incarnent de multiples histoires personnelles, symbolisant la diversité des liens humains. Le dialogue entre les matériaux reflète la complexité des relations, oscillant entre flexibilité et rigidité, force et fragilité, préciosité et banalité. La nature glissante et insaisissable de la chaînette souligne les subtilités des interactions humaines. Au-delà de l’ornement, « Dialogues » suggère une armure métaphorique en cotte de mailles, évoquant les interactions sociales en période de confinement. L’œuvre, réalisée avec des bijoux bon marché, interroge la qualité des liens humains dans une culture de la consommation jetable, mettant en lumière les aspects sociaux et écologiques négligés.

Dialogues s’insère également dans une démarche sociale et locale puisque les matériaux proviennent du magasin du Chaînon, dont la mission depuis 1932 est de venir en aide aux femmes en difficulté : au total, c’est plus de 400$ de bijoux qui ont été achetés à l’association.


Ce projet a été présenté dans le cadre d’une exposition individuelle à La Centrale galerie Powerhouse et de l’exposition collective Creative Re-use: Ø Waste C.R.Ø.W. Il a reçu le soutien de la Bourse de la Fine Arts Student Alliance de l’université de Concordia.

Étape du projet : 

À date, une première série d’échantillons a été réalisée et représente une surface de 3 780cm2 de tissage (l’équivalent d’un patchwork de 62cm par 62cm).

Mon objectif ultime serait de tisser l’équivalent d’une surface de 124 cm x 180 cm afin de pouvoir les assembler dans une grande courtepointe de la taille d’une couverture. Ceci requiert six fois plus de matériaux que je n’en possède actuellement. J’aimerais également réaliser le moulage de corps entier qui servirait de support de présentation à cette courtepointe. 

Plus d’information sur Dialogues : https://soniareboul.com/Dialogues

Crédit de photo: Sonia Reboul

gabriela jovian-mazon

Enfant, Gabriela Jovian-Mazon s’initie à la danse folklorique mexicaine dans sa ville natale de Mississauga, en Ontario, et participe à des compétitions de jazz, de ballet et de comédie musicale. Après avoir déménagé à Montréal pour y étudier, elle a découvert la danse de rue et s’est orientée vers le hip-hop, le house, le break et se spécialise maintenant dans le whacking. Fascinée par les différents styles de danse, elle s’est entraînée seule en vue de poursuivre une carrière de danseuse après avoir obtenu son baccalauréat en génie civil. Depuis, elle a joué dans des publicités, des vidéoclips, des pièces de théâtre, des comédies musicales et des festivals. Elle est adepte des battles et a été finaliste au battle Creative Boost 2021 à la Place des Arts.

Son travail de chorégraphe est réputé comme étant excentrique, théâtral et funky, ce qui témoigne de sa formation diversifiée. En 2020, Gabriela a réalisé la chorégraphie de MOON, une installation d’art numérique en plein air financée par la Ville de Montréal. Elle a également complété le projet #dailygabyj, pour lequel elle a créé 365 vidéos de danse de 30 à 60 secondes. En 2021, elle a présenté sa première courte vidéo de danse Playtime pour Bouge d’Ici et a co-chorégraphié Seul·e·s Ensemble : Club Edition dans le cadre du Festival Fringe de Montréal.

Dans sa pratique, elle aborde la santé mentale et la représentation de soi en utilisant l’espace et les objets par le biais de personnages, de l’humour, de la narration et du whacking. Gabriela est une artiste émergente originale, polyvalente et théâtrale, et elle est enthousiaste à l’idée de continuer à découvrir le monde créatif.

INNOCENCE

Innocence est un court-métrage de whacking inspiré par les jeux de société et les films de type « meurtre et mystère ». Il entend mettre en lumière la narration, le caractère dramatique et l’individualité des personnalités du whacking, un style de danse de la fin des années 1960 inspiré de l’âge d’or d’Hollywood, des dessins animés et de la musique disco. 

Ma recherche aborde l’interaction entre les personnages et la narration à travers le whacking et la création d’un jeu en direct, où les danseur·se·s et les membres du public suivent des règles pour découvrir le ou la « coupable ». Comme aux échecs, chaque personnage a sa propre façon de bouger, ses propres maniérismes, actions, poses et mouvements. Il y a de la tension, du drame et un peu d’humour.

En 2022, en collaboration avec jusqu’à 7 danseur·se·s, j’ai créé une vidéo de danse de 2 minutes, ainsi que présenté une pièce de 3 minutes lors de la vitrine chorégraphique Articien et une pièce de 15 minutes à l’Art-fullness Whacking Festival sur ce même thème. Grâce au programme Alliance, Innocence bénéficiera d’un mentorat en jazz vernaculaire, en mime et en techniques cinématographiques qui me permettra d’enrichir ma pratique du whacking et de la chorégraphie. Ce soutien permettra l’atteinte du niveau de compétence et de talent artistique désiré pour donner vie à ce film.

Crédit photo: David Jouary

roberto santaguida

Depuis la fin de ses études en production cinématographique à l’Université Concordia, les vidéos et films de Roberto Santaguida ont été présentés dans plus de 400 festivals internationaux, dont le Festival du film de Tampere (Finlande), le Festival international du film documentaire de Copenhague ou CPH: DOX (Danemark), le Festival d’art contemporain Sesc_Videobrasil (Brésil), le Festival international du film de Rhode Island (États-Unis), Transmediale (Allemagne) et Message to Man (Russie). Il a également participé à des résidences d’artistes dans de nombreux pays, notamment en Iran, en Roumanie, en Allemagne, en Norvège et en Australie. Roberto est le récipiendaire du K.M. Hunter Artist Award et d’une bourse de l’Akademie Schloss Solitude en Allemagne.

Description de projet: Methods of Coping

Je vais entreprendre une recherche sur Methods of Coping – les techniques et les processus utilisés par les artistes qui font face à des défis personnels. Je m’engagerai dans une forme de dialogue coopératif avec les consultant·e·s, en posant des questions et en y répondant pour faire émerger des idées sous-jacentes. Un domaine d’intérêt que j’examinerai avec le groupe est l’idée de témoigner de ses propres forces intérieures au lieu d’essayer de les ignorer et de s’en détourner.

Crédit photo: Yasemin Ergin

élise ross-nadié

(Selena Phillips-Boyle)-1(1)

Élise Ross-Nadié est passionnée par les liens, les nœuds et les intersections entre les cultures numériques, le pouvoir et les rêves. Elle a aussi un intérêt marqué pour les logiciels libres, la décolonisation des connaissances et l’afrofuturisme. Elle a eu le privilège de promener ses histoires, et ses projets hybrides dans plus d’une quinzaine de pays. De ses aventures sont nées toutes sortes d’artéfacts : des articles Wikipédia, un guide d’identification des roses sauvages, de grandes amitiés, une extraordinaire tournée littéraire, un ouvrage collectif entre le Canada et Cuba, un recueil de textes féministes et de nombreuses sessions de danse.

Elle souhaite effectuer une excursion à l’extérieur de ses habitudes pour explorer la science-fiction comme outil de préfiguration en se commettant dans le contexte d’un projet littéraire. Dans un roman composé de deux volets, le premier abordant la crise causée par les dérives du système politico-économique capitaliste et le deuxième s’attelant plutôt à réfléchir à la reconstruction, elle propose de suivre un groupe de personnes racisées militantes, avant et pendant la crise, puis dans le nouveau monde.

La création d’une alternance entre les deux volets permettra l’installation d’un narratif dynamique et non-linéaire au cours duquel l’auditoire vacillera entre des moments de désarroi, de souffrances et de questionnements, et des moments inspirants, emplis d’espoir et de renouveau. Cette stratégie narrative permettra la mise en lumière d’un paradoxe, celui du changement, qui suppose une remise en question destructrice et souffrante, mais qui rend possible le rêve et son incarnation.

Crédit photo – Selena Phillips-Boyle

dani carter

Dani Carter est un·e autaire et artiste de performance de Tkaronto qui vit et travaille à Tiohtià:ke.

« TIPS » est une exploration interdisciplinaire de la négritude, de la désirabilité, d’Internet et des rouages érotiques cachés du labeur. Le projet retrace le mythe du corps noir à travers les bruits du cyberespace.

L’œuvre consiste en une agrégation de données – une archive absurde, burlesque et corrosive – tirées de forums de partage d’images et de discussion, de communautés Reddit, de flux TikTok en direct et de l’expérience vécue de l’artiste. Comment Internet et son contenu, pornographique ou non, jouent-ils sur la forme de la fétichisation? Un texte déshumanisant peut-il être radicalisé par les êtres déshumanisés? Comme l’écrit Gayatri Spivak, les subalternes peuvent-elles parler? Voilà les questions auxquelles TIPS s’intéresse – ou cherche à répondre, étant donné leur ampleur – dans le contexte de l’écriture, de la performance et de leur intersection.

Crédit photo: Dani Carter

nico contreras

Nico Contreras est un artiste interdisciplinaire canado-équatorien qui travaille entre le mouvement et le texte dans le théâtre, la danse contemporaine et le cinéma. Honoré d’avoir pu apprendre avec des mentor·e·s à travers les Amériques, du Teatro Malayerba de Quito au Aluna Theatre de Toronto, Nico a passé la dernière décennie à explorer les rapports curieux entre l’identité et l’abstraction dans la création artistique au niveau personnel et communautaire. Fondateur du programme expresARTE à l’intention de la jeunesse panaméricaine, il a récemment dirigé des processus de recherche et de création réunissant des artistes de diverses diasporas pour réfléchir de manière critique aux rôles que nos pratiques jouent dans notre vie quotidienne et notre travail.

Nico travaille actuellement sur ñaño, une pièce qui explore la relation entre frères à travers l’absence, le deuil et la perte. Il s’agit d’une lettre d’adieu et d’une collection de souvenirs éphémères, d’une exploration de la façon dont les moments que nous avons partagés font de nous qui nous sommes, et d’un témoignage du pouvoir de la mémoire de figer, de déformer et peut-être de révéler les gens que nous avons aimés et perdus.

Crédit photo: Naïma Contreras Tejpar

marwan sekkat

Marwan Sekkat est un artiste interdisciplinaire franco-marocain résidant au Québec. La simulation, le vivant, le détournement, l’erreur et l’absurde sont au cœur de ses préoccupations. Si le numérique n’est pas au centre du propos, il est son meilleur allié et outil pour questionner notre (son) monde contemporain. Ainsi, ses médiums oscillent entre installation, création de visuels en temps réel, rap, simulation, réalité virtuelle, glitch, VJing et détournement. Ses récents travaux s’intéressent à la mise en espace d’installations qui interrogent les notions de temps, de modernité et de progrès. De la même manière qu’un jeu vidéo nous présente une simulation de la réalité, il tente de réaliser des simulacres du réel en dissimulant le numérique grâce à des techniques artisanales comme l’ébénisterie, le travail textile ou la botanique. Fasciné par l’expérimental, il espère avec ses œuvres, offrir un moment de sensibilité au public. Le projet “Transmission” est un état des lieux de son travail de recherche-création autour des questions de l’intime et de la transmission intrafamiliale. En confrontant sa pratique artistique à des pratiques artisanales marocaines, il cherche à questionner et à déconstruire son rapport à son identité. Ces travaux évoquent la transmission intergénérationnelle, l’héritage culturel, et la question de la trace.

Site web : marwansekkat.art
Crédit photo : Chris Mackenzie, prises dans le cadre des résidences Jano Lapin.