
Material Stargazer est un projet intergénérationnel qui fait le lien entre l’action communautaire et l’art expérimental à travers des ateliers et une exposition performative. Ce projet, mené en collaboration avec divers centres communautaires de l’île de Montréal, invite les communautés locales à participer à un processus artistique multidisciplinaire visant à imaginer ensemble un avenir plus créatif et plus juste. Six artistes et membres d’organismes communautaires, âgés de 22 à 89 ans, animent ces projets.
En dialogue avec les traditions de l’art expérimental et les approches communautaires interactives, Material Stargazer s’appuie sur des médiums créatifs et des pratiques artistiques temporelles (performance, son, voix, etc.), ainsi que sur la culture matérielle et les intérêts du quotidien, qui sont repensés et mis en valeur comme art, récit et vecteurs d’engagement social.
Il s’agit d’un projet évolutif et itératif, dont la première édition a eu lieu au centre communautaire Suspicious Fish, à Verdun, en 2024.
Cette version du projet s’intéresse au quartier Milton-Parc et à ses multiples communautés.
[dates + lieux]
Vendredi 11 septembre: Atelier de sculpture de pierre à savon avec l’Atelier solidaire Tlachiuak
de 15h30 à 18h30
📍Montréal, arts interculturels – Galerie
3680 rue Jeanne Mance
Montréal, QC, H2X 2K5
Mercredi 16 septembre: Atelier de cyanotype avec Georgie Graham.
de 11h à 14h
📍Montréal, arts interculturels – Galerie
3680 rue Jeanne Mance
Montréal, QC, H2X 2K5
Vendredi 18 septembre: Atelier ouvert, création d’un capteur de rêve avec L’Atelier solidaire Tlachiuak
de 15h30 à 18h30
📍Montréal, arts interculturels – Galerie
3680 rue Jeanne Mance
Montréal, QC, H2X 2K5
→ 19 septembre 2026 : Sortie de résidence, ouverte au public
📍Montréal, arts interculturels – Galerie
3680 rue Jeanne Mance
Montréal, QC, H2X 2K5
21 — 26 novembre 2026 : Exposition performative, ouverte au public
Vernissage : 21 novembre, 15h à 20h
Finissage : 26 novembre, 15h à 20h
📍Association Récréative Milton-Parc
3590, rue Jeanne-Mance
Montréal, QC, H2X 2N6
Gratuit.
À Propos+
Hanako Hoshimi-Caines, porteuse de projet pour l’édition Milton-Parc
Hanako Hoshimi-Caines est une interprète et une artiste interdisciplinaire qui évolue à la croisée de la chorégraphie, de la dramaturgie, du commissariat, de, l’écriture et des pratiques communautaires. Ses œuvres se déploient à travers divers formats — de la scène à la galerie en passant par les espaces communautaires — mêlant esthétiques « high-fi » et « low-fi ». Puisant à la fois dans le formalisme artistique structuré et dans la matière propre à l’expérience vécue, Hanako utilise la joie, les logiques subverties, l’échantillonnage et la notion d’erreur pour créer une tension poétique autour des subtiles constructions humaines.Sa carrière de danseuse comprend des collaborations avec des artistes indépendant·e·s et de grandes compagnies, notamment le Cullberg Ballet de Suède (2010–2012), ainsi qu’avec les artistes Andrew Tay et Stephen Thompson (Make Banana Cry). Son travail solo a été présenté au MAI, à l’OFFTA, à la Galerie Leonard & Bina Ellen et à la Galerie de l’UQAM. Radio III, une œuvre chorégraphique réalisée en co-création internationale avec Zoë Poluch (Suède) et Elisa Harkins (États-Unis), a été créée au MAI (Canada) et a depuis été présentée en tournée en Suède, au Royaume-Uni et aux États-Unis; des représentations au Canada sont prévues pour 2026-2027.
Elle a été co-commissaire artistique au CCOV de 2020 à 2023 et a initié Material Stargazer, un projet expérimental de commissariat et de performance impliquant des centres communautaires montréalais. Son approche interdisciplinaire a mené Hanako à compléter un baccalauréat ès arts avec distinction en philosophie occidentale à l’Université Concordia, avec une spécialisation en études de genre et en performativité. Elle s’est également formée à la médiation transformative et à des pratiques contemplatives axées sur le corps. À travers ces pratiques, en parallèle de sa démarche artistique, elle cherche des espaces de résistance, de nouveauté et d’appartenance inattendue.
Eric Craven, performance et conception sonore
Eric Craven est musicien, compositeur et éducateur communautaire qui travaille à Montréal depuis deux décennies. Il a collaboré avec de nombreux chorégraphes, dont Peter Trosztmer et Ame Henderson. Sa musique originale pour Dance/Songs a été mise en nomination aux prix Dora en 2007. Comme musicien, il participe à de nombreux projets expérimentaux, dont 1/4 tonne, AC/CC, BLD et Trace Magnette, et a été membre de plusieurs groupes importants de la scène montréalaise, tels que Hangedup, A Silver Mt. Zion, Hrsta et Shortwave. Eric a également collaboré, sur disque et en concert, avec Tony Conrad et Patti Smith. Hangedup a fait l’objet du film And We Made The Room Shine, produit par La Blogothèque en collaboration avec la Viennale. Eric a développé une riche pratique de facilitation créative axée sur la communauté dans le cadre de son rôle de coordonnateur des programmes de développement communautaire à l’Atwater Library de Montréal. Dans ce rôle, il travaille avec des personnes de tous âges à la réalisation de projets créatifs en médias numériques qui favorisent la création de liens communautaires non numériques. Eric est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’information.Sophia Borowska, conception des décors
Sophia Borowska est une artiste et tisserande installée à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal, au Canada. Sa pratique mêle le textile et l’espace urbain, s’interrogeant sur ce que le savoir-faire d’une tisserande peut apporter à l’art public et à la communauté. Elle crée des installations adaptées à chaque site qui associent des techniques textiles à des matériaux de construction de récupération tels que le béton, la brique et l’acier. Son utilisation des entrelacements minutieusement conçus du tissage fait écho à la logique de l’architecture. En jouant sur la tension, la suspension et l’espace, elle plonge le public dans son univers et stimule ses sens du toucher et de la proprioception. Les œuvres de Sophia constituent des réinterprétations féministes de projets architecturaux et urbanistiques du XXe siècle, qu’ils soient célèbres ou méconnus. Elle explore les contributions des femmes à l’architecture moderniste, au logement social, à la banlieue et à l’urbanisme. Partant d’une étude de cas – qu’il s’agisse d’un bâtiment, d’un quartier ou d’un mouvement qui l’intéresse –, Sophia part à la recherche d’histoires sous-représentées à raconter. Son processus de recherche consiste à consulter des archives, à lire des ouvrages sur la théorie féministe de l’architecture, à étudier la photographie, à arpenter les lieux et à récupérer des matériaux. Ses dernières œuvres ont porté sur les projets de reconstruction d’après-guerre à travers l’Europe. Elle explore la manière dont les stratégies architecturales et d’urbanisme reflétaient souvent les constructions sociales normatives du genre, du travail et du bien-être en ces temps de bouleversements. En mettant en lumière les contradictions dérangeantes du passé et en tirant les leçons de celui-ci pour aller de l’avant, elle vise à raconter ces histoires avec plus de nuances. Le tissage, avec ses deux séries de fils perpendiculaires et entrecroisés, se prête particulièrement bien à l’expression de ces positions complexes et ambivalentes.Nien Tzu Weng, performance, conception des éclairages et des décors
Nien Tzu Weng 翁念慈 est une artiste de danse interdisciplinaire et conceptrice des éclairages taïwanaise-canadienne établie à Montréal. Travaillant à la croisée de la chorégraphie, de la performance, de l’éclairage, de l’installation, de la réalité mixte et des technologies émergentes, elle jette des ponts entre les disciplines grâce à une approche expérimentale de la performance contemporaine et à une démarche de conception lumière axée sur le travail en laboratoire.À la fois chorégraphe et conceptrice lumière, elle explore la présence, l’interactivité et les relations entre le mouvement, la lumière, l’espace et les nouveaux médias. Oscillant entre réalité et fantaisie, son travail utilise la lumière et le multimédia pour modifier les perspectives et créer des dialogues entre l’espace intérieur et l’espace extérieur, où les corps, les images et les technologies produisent des expériences multiples et superposées du temps.
Nien Tzu est la fondatrice et directrice artistique d’Anti–Space, un espace géré par des artistes à Montréal dédié à la recherche interdisciplinaire, à l’expérimentation et aux échanges. Son action au sein de cet espace s’étend à l’accueil et à la programmation, créant ainsi les conditions permettant aux artistes de se réunir, d’expérimenter et de développer de nouvelles façons de travailler ensemble.
Elle est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts (BFA) en danse contemporaine de l’Université Concordia (2018) et a reçu une bourse danceWEB (2023), le prix Mécènes investi·es pour les arts ainsi qu’une résidence au CAM/La Chapelle (2019), et le prix Hybridité de l’OFFTA (2018).
Ses projets ont été présentés à l’international lors des festivals ISEA, Sónar, NODE, de la Biennale Némo et d’Ars Electronica, ainsi qu’au Canada lors des festivals MUTEK, OFFTA, ELEKTRA, Akousma, Tangente, à La Chapelle et au MAI.
Crédits+
Performance : Hanako Hoshimi-Caines, Eric Craven, Sophia Borowska, Nien Tzu Weng, Louise Jack, Hanako Brierley
Conception des éclairages : Nien Tzu Weng
Conception des décors : Sophia Borowska, Hanako Hoshimi-Caines, Nien Tzu Weng
Conception sonore : Eric Craven, Hanako Brierley
Participant·e·s communautaires : information à venir[partenaires]
Co-production : Hanako Hoshimi-Caines, Danse-Cité, Le Radeau, MAI – Montréal, arts interculturels
Soutiens financiers : Conseil de Arts de Montréal, Bourse Trellis (ELAN)
Partenaires : Association Récréative Milton-Parc, Yellow Door