undress/re-dress

Noëmi Lakmaier © Joy Stanley
© Joy Stanley

Avec Undress/Re-Dress, Noëmi Lakmaier propose une « installation vivante » qui fait l’amalgame entre objet, performance et acteurs. Une femme dans une pièce pratiquement vide se fait habiller, ou peut-être déshabiller, par un interprète masculin. Les deux ont davantage l’air d’objets esthétiques que de vrais individus. Une myriade d’associations traversent la pièce – transaction commerciale, interaction entre genres ou geste amoureux – et nous entraîne à la dérive, nous maintient en suspension entre empathie et symbolisme.

D’origine autrichienne, Noëmi Lakmaier utilise son propre corps pour créer des performances et des installations vivantes centrées sur l’endurance afin d’explorer les limites entre le corps physiologique qui nous meut et le corps phénoménologique que nous sommes.

 

neuter ality

Yunuen-Rhi, "Neuter ality"
Yunuen-Rhi, "Neuter ality"

Performance rituelle, Neuter ality démantèle le terme « neutre » et la signification qu’il revêt dans le maelström de la diplomatie qui normalise le confinement et l’éradication de « l’autre ». Semences et ADN brevetés, exploitation minière et déplacement, prisons, centres de détention, ethnocides et musées constituent des exemples courants de cette réalité. Acte sacrificiel visant à décoder la « neutralité », le rituel transforme un symbole controversé pour révéler un quatrième espace.

Artiste des arts martiaux et de la performance, anthropologue et guérisseuse aux origines mexicaines, américaines et coréennes, Yunuen Rhi s’inspirent de la médecine autochtone issue des cultures orientale et occidentale et de ses racines maternelles pour nous aider à approfondir notre compréhension du « nous-mêmes ».

exilium

© Santiago Tamayo Soler
© Santiago Tamayo Soler

Exilium explore le corps en contexte d’exil : les entorses physiques, émotionnelles, politiques et culturelles que ce corps doit subir; la tension entre le souvenir d’un chez-soi et le nouveau territoire physique et politique qui lui est étranger; l’état de ce corps qui se déchire entre deux espaces et son besoin intrinsèque de guérir, d’oublier, de renaître, de réapprendre et de lâcher prise.

Né à Bogotá et basé à Montréal, Santiago Tamayo Soler s’intéresse au croisement entre fiction narrative, cinéma et performance devant public. Avec ses œuvres, il tente de traduire différents éléments du langage cinématographique et de les intégrer à la performance devant public par l’intermédiaire d’études et de pratiques rituelles.

as far as my fingertips take me (annulé)

Tania El Khoury
Tania El Khoury

(Annulé)

Créée par Tania El Khoury, As Far As My Fingertips Take Me tient lieu de rencontre entre un membre du public et un réfugié. Le bout de leurs doigts se touche sans qu’ils se voient l’un l’autre. Le réfugié marquera le spectateur. Le spectateur écoutera ceux qui ont récemment été victimes de discrimination transfrontalière. Ces récits sont conservés, ou tombent dans l’oubli.

Tania El Khoury a agi à titre de conservatrice pour le musicien et artiste de rue Basel Zaraa, réfugié palestinien de Syrie, dans le cadre de l’enregistrement d’un rap inspiré de la pérégrination de ses sœurs de Damas vers la Suède.

Artiste de la scène dont les œuvres mettent l’accent sur les interactions avec le public, El Koury s’intéresse au potentiel éthique et politique de tels entretiens.

afrogalactica: a brief history of the future

Kapwani Kiwanga, " Afrogalactica", Courtoisie Galerie Tanja Wagner, Berlin.
Kapwani Kiwanga

Dans cette œuvre mêlant lecture vivante et projection vidéo, Kapwani Kiwanga, dans son rôle d’anthropologue du futur, se questionne sur certains des thèmes phares de l’afrofuturisme et sur leur influence dans la genèse de l’Agence spatiale des États-Unis d’Afrique. Au moyen d’archives issues de la culture populaire, elle se projette dans un futur de science-fiction pour examiner le passé d’une certaine subjectivité diasporique africaine.

Née à Hamilton en Ontario, Kiwanga habite aujourd’hui Paris. Elle amalgame délibérément vérité et fiction pour déconstruire les récits hégémoniques et façonner des lieux où les discours décalés trouvent un écho. Kiwanga est finaliste pour le Prix Sobey pour les arts 2018.

black.art.empowerment: i see, i speak, i am movement

Jaamil Olawale Kosoko, "Seancers". Credit: Leni Olafson
Credit: Leni Olafson

Dans le cadre de cet événement d’une durée de trois semaines orchestré par Rhodnie Désir, des artistes de descendance africaine de Montréal et de la diaspora animeront rencontres et laboratoires socioartisitiques axés sur les enjeux et les expériences relatives aux droits civils et à l’engagement social. Présenté parallèlement aux performances de cinq artistes internationaux.