série noire : prochain narratif

Série noire rassemble trois rendez-vous, de février à avril 2026, pour faire durer le Mois de l’histoire des Noir·es et célébrer la communauté à travers des espaces empreints de bienveillance.

Pour ce deuxième événement, on vous propose une soirée de micro ouvert et de musique dans un environnement solidaire où tout le monde est invité à lire, en français ou en anglais. Apportez vos propres textes ou proposez des passages d’écrivains afro-descendants qui vous ont touché. C’est un lieu où l’on peut se pratiquer, écouter et être entendu.

Les inscriptions pour lire sont les bienvenues à l’entrée, mais il est recommandé de s’inscrire à l’avance via ce lien.

La soirée sera également ponctuée d’un concert live de NINKI-NANKA (19h30-20h30), mêlant percussions, kora, violoncelle et guitare.


→ Portes: 19h
→ Musique live par NINKI-NANKA: 19h30-20h30
→ Lectures: jusqu’à 21h30


10 $ à l’entrée – Personne ne sera refusé pour insuffisance de fonds. Tous les profits de cet événement seront versés à l’organisme sans but lucratif When the Village Meditates.

concert d'après-midi — là où les styles se rencontrent

© David Wong

Venez assister au concert intime et décontracté du compositeur et pianiste Vytautas Bucionis Jr. dans le Café-bar du MAI. Fruit des rencontres de ses styles préférés, l’artiste vous invite à traverser d’un style à l’autre sous une attitude progressive et non-prétentieuse. Le concert est gratuit, et toutes et tous sont les bienvenu·es !

the conditions

© Fran Chudnoff — avec/with : Ja James Britton Johnson + Lucy M. May

Et si le ressenti était un mode de connaissance ?

Six artistes issu·e·s de l’improvisation se plongent dans le présent sensoriel. Leurs fabulations ouvrent des canaux entre l’enveloppe déroutante du monde et les paysages intérieurs tumultueux. Combinant les relations senties avec le lieu et la physicalité des émotions, The Conditions fait suite en partie à la recherche de Lucy M. May d’un lien incarné et spirituel avec sa terre natale du Wolastokuk/New Brunswick, tout en composant avec l’origine coloniale de ses racines.

La galerie est autant une institution au climat contrôlé nous éloignant de la nature et du corps, qu’un temple voué au ressenti. Sous ses fondations en béton, le socle rocheux cède. Une exposition interdisciplinaire réalisée en collaboration avec Fran Chudnoff, Ja James Britton Johnson et Maisie O’Brien accompagne cette performance multiforme avec Patrick Conan et Amy Macdonald. Dans l’intimité de cet espace clos, les artistes vous invitent à écouter, espionner, errer et se laisser absorber.

L’espace d’exposition liée à la performance sera ouvert au public de 12h à 17h du 13 – 16 novembre. Aucune réservation requise — entrée libre.


La performance du 13 novembre sera suivie d’une discussion après spectacle animée par Hanako Hoshimi-Caines.


 

PUBLIC+

+ Atelier de théâtre d’ombre et de mouvement :
→ 16 Novembre, de 13h à 15h | Galerie du MAI
Pour les enfants et les familles
Gratuit — Réservation requise
En savoir plus

drip or drown

© Tommy Nuguid — avec/with : Jai Nitai Lotus

Dans ce concert Hip-Hop réinventé, Jai Nitai Lotus présente un mélange non-conventionnel de performance, de spoken word, de danse, de projections visuelles et de musique, avec la contribution de ses mentoré·e·s. Drip or Drown plonge dans les luttes intérieures et extérieures relatives au maintien de l’individualité. La table est mise : un studio portatif et plusieurs scènes viennent évoquer la quête de soi de l’artiste au cours de sa carrière. Des paroles aussi socialement engagées qu’introspectives laissent place à l’émerveillement.

Sommes-nous un reflet de celleux avec qui nous nous associons ? Comment la peur peut-elle ouvrir la voie à l’authenticité ? Est-il possible de préserver de l’espace pour une identité en constante évolution à travers la recherche de l’actualisation de soi ? Bien que personnelles, le spectacle laisse ces questions ouvertes, encourageant l’audience à former ses propres conclusions. Peut-être s’agit-il au final d’un rappel des multiples formes que peut prendre l’identité ?


Avertissement sur le contenu
Volume élevé + Langage vulgaire


Conversation après-spectacle le 30 mai animée par Rita Yemeli et le 31 mai animée par Alexandra ‘Spicey’ Landé.

 

face rider

Construit à partir de l’iconographie de l’hermite, du cochon et du himbo, FACE RIDER est un swamp dump indie sleaze queer. Pensez à cette danse comme une tourbière glissante qui célèbre la déviance du genre, la résurrection pailletée et qui live-laugh-love face au désordre du vivre-ensemble. Cette performance réinvente la nature désarmante de l’imagerie aspirationnelle par le biais des mélodies mornes du midwest emo, des paroles de chanson intimistes et de l’esthétique du banal irrésolvable.

Conçu en collaboration avec l’artiste multimédia Driftnote et la créatrice de mode Angela Cabrera, ce spectacle est un·e plongeur·euse au précipice du tremplin imaginant son corps échouer à exécuter une rotation et s’écrasant à la surface des eaux de la transformation – sincérité – énergie – précision –désordre – présence.


Avertissement de contenu
Ambiances particulières pouvant inclure, à des fins d’effets spéciaux : brume épaisse, fumée artificielle, parfums, verre cassé et bruits forts.


Dans le cadre du spectacle, une installation sera ouverte au public de 15h à 18h les 19, 20 et 21 juin dans la galerie du MAI.


Conversation après-spectacle animée par Eroca Nicols le vendredi 20 juin.


 

plasticity/desires

© Jonathan Goulet

Conçu pour sept corps dansants, Plasticity/Desires porte sur les notions de désirs individuels et mutuels. Dans un environnement sonore enveloppant, une imposante masse d’argile crue et un sombre bassin d’eau constitue le paysage que ces personnes façonnent et creusent, comme ces éléments propres à la nature humaine : instinct, résilience, adaptabilité, contemplation, créativité, imagination. La décharge énergétique, l’investissement soutenu et l’acharnement révèlent une sensualité et un abandon chez les interprètes. L’archéologie de leurs désirs se manifeste par une accumulation de gestes qui articulent les souvenirs, traces et sensations qu’elles et ils portent. Dans cet espace, la présence de l’eau sert de portail vers les fantasmes et délires des individus sur scène ; elle permet de glisser vers un espace où les perceptions collectives sont altérées.

Avertissement : volume sonore élevé, forte présence de fumée, effets stroboscopiques

Durée: 1h20

Co-présenté avec La Chapelle Scènes Contemporaines

 

 


crédits

Une production de Other Animals

Chorégraphie et direction artistique: Alexandre Morin
Conception musicale et dispositif sonore: Jonathan Goulet
Interprètes: Myriam Arseneault, Philippe Dépelteau, Sara Hanley, Chéline Lacroix, Mathieu Leroux, Justin De Luna et Charlie Prince
Conception lumières: Karine Gauthier
Dramaturge: Mathieu Leroux
Conception costumes: Angela Rassenti + Jonathan Saucier
Scénographie: Jonathan Saucier + Alexandre Morin
Conseillère argile: Pascale Girardin
Direction de production: Florence Cardinal-Tang + Elodie Lê (soutien de Parbleux)
Direction technique: Sophie Robert
Assistance à la production: Philippe Dépelteau + Wolfe Girardin
Direction des répétitions: Emmanuelle Bourassa Beaudoin
Peintre scénique: Véronique Pagnoux
Assistante peintre: Vivienne Angelique
Assistance supplémentaire: Justine Bellefeuille, Camil Bellefleur

Partenaires de résidence: Fonderie Darling, Circuit-Est, Théâtre Gilles-Vigneault, La Danse sur les routes du Québec, Maison de la culture Rosemont et Maison de la culture Maisonneuve.

Projet soutenu par le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts de Montréal.

remerciements

J’exprime ma plus profonde gratitude aux danseurs pour leur générosité, leur audace, leur dévouement et leur patience tout au long de ce processus de quatre ans. Ce fut un honneur de voir vos imaginations individuelles, vos archives corporelles et vos désirs se matérialiser dans l’œuvre. J’ai beaucoup appris sur moi-même et sur la création artistique grâce à vous. Nous avons formé un lien spécial qui va au-delà du projet. C’est un véritable cadeau.

Merci à l’équipe de conception d’avoir contribué à la réalisation de cette vision. Angela, tes costumes sont le fruit d’un travail fait avec amour, réalisé à une époque si éloignée de la création, au cœur de la pandémie. Ils témoignent de ton intuition, de ta fantaisie et de ta sensibilité, et ont eu un impact durable sur le projet, même si tu as dû partir à mi-parcours. Merci à Jonthan S. d’être intervenu courageusement et d’avoir apporté sa touche à l’apparence et à l’environnement scénographique. Tu as fait un gros travail pour nous amener là où nous sommes aujourd’hui. Karine, merci pour ton éclairage divin, trippant, induisant l’humeur, qui a amené la pièce dans des dimensions plus profondes. Je chéris notre dynamique de création entre le Cancer piquant et le Scorpion ascendant. Sincère gratitude à l’égard de Pascale Girardin pour sa présence et son partage généreux des connaissances sur l’argile tout au long de la création. Tes yeux, tes mains et ton cœur ont laissé leur empreinte sur chaque molécule du projet.

Merci Math pour les recherches dramaturgiques approfondies effectuées lors de la conception du projet, ainsi que pour les réunions d’étape si importante que nous avons eues tout au long des hauts et des bas de la réalisation de ce projet sur plusieurs années. Ta sagesse, tes encouragements et ton tough love m’ont offert un cadre dans lequel je peux m’épanouir. Si seulement les gens savaient à quel point tu as contribué à mon travail et à mon évolution en tant que chorégraphe. Tu es vraiment le troisième membre secret d’Other Animals.

Emmanuelle, tu es une perle rare. Tu es arrivée dans la dernière phase du projet avec tant d’attention, de chaleur et de perspicacité. Par ton travail constant et ton dévouement au spectacle et au bien-être de l’équipe, tu as créé un environnement propice à l’épanouissement de chaque artiste. Tu as cette précieuse capacité d’inspirer les autres à tendre vers la clarté sans étouffer la spontanéité, la liberté et l’individualité. Chaque couture de la pièce est imprégnée de ton art vibrant. Je te remercie sincèrement.

Merci à l’équipe de production. Florence & Elodie : votre soutien dans la gestion de la production m’a enlevé un poids énorme et m’a permis de respirer à nouveau dans un moment crucial où le vent tournait. Tout cela est possible grâce à Clara et Claire de Parbleux qui m’ont apporté leur généreux soutien. Les services que vous offrez à la communauté sont honorables et essentiels ! Sophie R., merci d’être venue à bord et d’avoir relevé tous les défis techniques du projet (et il y en a eu !) à une époque où c’est le jeu de la faim pour trouver un directeur technique. Merci à Philippe, Wolfe, Justine et Camil d’avoir pris soin de l’argile et de la logistique dans le théâtre.

Je remercie vivement Camille Larivée et Olivier Bertrand d’avoir programmé ce spectacle et d’avoir cru en notre ambitieux projet ! Cela n’aurait pas été possible sans votre soutien et la généreuse plateforme que vous nous avez offerte. Merci aux équipes du MAI + La Chapelle, tous départements confondus, d’avoir tout mis en œuvre pour que le projet trouve son public dans une période incertaine pour la création artistique.

Merci aux artistes qui ont généreusement contribué aux phases de recherche depuis quatre ans: Gabriel, Morena, Sophie M. vous êtes tous les trois des praticien·ne·s éloquent·e·s, perspicaces et précieux·ses dans le domaine des arts vivants. Vos contributions dans le mouvement, l’écriture scénique et les conversations ont continué à résonner jusqu’à ce moment précis.

Merci à nos partenaires de résidences: Fonderie Darling, Circuit-Est, Théâtre Gilles-Vigneault, La Danse sur les routes du Québec, Maison de la culture Rosemont et la Maison de la culture Maisonneuve. Merci au Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de Montréal pour le support financier.

Et enfin, merci à mon partenaire artistique Jonathan. Ce processus de montagnes russes nous a vraiment mis à l’épreuve et a révélé nos forces complémentaires, ce qui nous a permis de relever ce défi monumental qu’est cette production. Nous en sommes sortis transformés, satisfaits et prêts pour le prochain chapitre. Plasticity/Desires incarne magnifiquement les sept dernières années de création artistique avec Other Animals.

— Alexandre Morin (Other Animals), chorégraphe et directeur artistique de Plasticity/Desires

événements public+


➞ 19 janvier 17h30
In the Shadow of Forward Motion: An Interdisciplinary Conversation on Performance, Matter, and Movement
Didier Morelli : Stephen Schofield, Kuh Del Rosario, Florencia Sosa Rey, Alexandre Morin


➞ 20 + 27 janvier, 17h
projection du film Liminal Drift
Other Animals

graveyards and gardens

© David Cooper

Graveyards and Gardens – une installation performative créée et interprétée par la compositrice Caroline Shaw et la chorégraphe Vanessa Goodman – met en scène la beauté de la mémoire du corps, tout en interrogeant l’intimité entre notre environnement et le corps. Cette œuvre théâtrale immersive s’intéresse à la mémoire en tant que processus de reconstruction plutôt que récapitulation exacte d’événements précis. En intégrant et accueillant les diverses élaborations, distorsions et omissions de la mémoire incarnée, les artistes créent des systèmes de performance génératifs; une sorte d’« album vivant » qui se déplie et se replie sans cesse sur lui-même.

La performance du 27 octobre sera suivie d’une discussion après spectacle animée par Andrea Peña.

Avertissement de déclencheur: légère présence de lumières stroboscopiques

crédits

Co-créatrices/ interprètes/ conception des décors: Vanessa Goodman / Caroline Shaw
Conception des costumes: Vanessa Goodman
Productrice artistique: Hilary Maxwell
Conception sonore: Kate De Lorme/Eric Chad
Directeur technique et concepteur d’éclairage: James Proudfoot
Vidéo: David Cooper
Agent de tournée: Brent Belsher

biographies

Vanessa Goodman reconnaît respectueusement qu’elle vit, travaille et crée sur les territoires ancestraux et non cédés des peuples Salish du littoral, notamment les Nations Sḵwx̱wú7mesh (Squamish), Stó:lō, Səl̓ílwətaʔ/Selilwitulh (Tsleil-Waututh) et xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam). Elle est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’université Simon Fraser et directrice artistique de la société Action at a Distance Dance. Vanessa est attirée par l’art qui a un poids et une signification au-delà de l’esthétique pure et se sert de sa chorégraphie comme occasion d’explorer la condition humaine. Sa pratique chorégraphique consiste à tisser des mouvements génératifs et de l’audio dans des environnements performatifs. Son travail crée un sentiment d’intimité entre notre environnement et notre corps. Elle a reçu plusieurs prix et distinctions, notamment le Iris Garland Emerging Choreographer Award (2013), la bourse Yulanda M. Faris (2017/18), le Chrystal Dance Prize (2019), le Schultz Endowment du Banff Centre for Arts and Creativity (2019) et le programme « Space to Fail » (2019/20) en Nouvelle-Zélande, en Australie et à Vancouver. Son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Elle a récemment collaboré avec Loscil, Graveyards and Gardens avec Caroline Shaw et BLOT avec Simona Deaconsecu.

Caroline Shaw est une musicienne qui passe d’un rôle à l’autre, d’un genre à l’autre et d’un médium à l’autre, essayant d’imaginer un monde sonore qui n’a jamais été entendu auparavant, mais qui a toujours existé. Elle travaille souvent en collaboration avec plusieurs artistes, en tant que productrice, compositrice, violoniste et chanteuse. Caroline a reçu le prix Pulitzer 2013 en musique, plusieurs prix Grammy, un doctorat honorifique de Yale et une bourse Thomas J. Watson. Les projets de cette année comprennent la musique de « Fleishman is in Trouble » (FX/Hulu), un travail vocal avec Rosalía (MOTOMAMI), la musique de « The Sky Is Everywhere » de Josephine Decker (A24/Apple), la musique pour la production du National Theatre de « The Crucible » (dir. Lyndsey Turner), « Partita » de Justin Peck avec le NY City Ballet, une nouvelle œuvre scénique « LIFE » (Gandini Juggling/Merce Cunningham Trust), la première de « Microfictions Vol. 3 » pour le NY Philharmonic et Roomful of Teeth, une partition orchestrale en direct pour le film silencieux « Moby Dick » de Wu Tsang, co-composée avec Andrew Yee, deux albums sur Nonesuch (« Evergreen » et « The Blue Hour »), la partition pour la pièce de danse « Delicate Power » d’Helen Simoneau, des tournées de Graveyards & Gardens (œuvre théâtrale immersive co-créée avec Vanessa Goodman), des tournées avec So Percussion présentant des chansons de « Let The Soil Play Its Simple Part » (Nonesuch), ainsi que des apparitions occasionnelles en musique de chambre en tant que violoniste (Chamber Music Society of Minnesota, La Jolla Music Society). Caroline a écrit plus de 100 œuvres au cours de la dernière décennie, pour Anne Sofie von Otter, Davóne Tines, Yo Yo Ma, Renée Fleming, Dawn Upshaw, LA Phil, Philharmonia Baroque, Seattle Symphony, Cincinnati Symphony, Aizuri Quartet, The Crossing, Dover Quartet, Calidore Quartet, Brooklyn Rider, Miro Quartet, I Giardini, Ars Nova Copenhagen, Ariadne Greif, Brooklyn Youth Chorus, Britt Festival, et le Vail Dance Festival. Elle a contribué à la production des albums de Rosalía, Woodkid et Nas. Son travail en tant que chanteuse ou compositrice est apparu dans plusieurs films, séries télévisées et podcasts, notamment The Humans, Bombshell, Yellowjackets, Maid, Dark, Beyonce’s Homecoming, Tár, Dolly Parton’s America, et More Perfect. Sa couleur préférée est le jaune et son odeur favorite est le romarin.

wampum / ᎠᏕᎳ ᏗᎦᎫᏗ

© Ian-Byers-Gamber

Acte de futurisme indigène, Wampum / ᎠᏕᎳ ᏗᎦᎫᏗ est un projet de musique électronique d’Elisa Harkins. Chantant en langues cherokee, mvskoke et anglaise, Harkins se fait gardienne de la langue, combattant l’extinction tout en créant un beat à faire bouger les têtes. Combinant disco et préservation phonologique, Harkins s’efforce de décoloniser les conceptions de la musique pop, tout en y apportant une représentation autochtone. Dans le cosmos de Harkins, les vinyles pressés et la radio deviennent des outils radicaux pour conserver et transmettre la langue.

Cette performance de Wampum / ᎠᏕᎳ ᏗᎦᎫᏗ fait référence aux ceintures de wampum et au maintien de la paix indigène, ainsi qu’à l’utilisation des perles de wampum comme monnaie chez les Cherokees. ᎠᏕᎳ ᏗᎦᎫᏗ, prononcé « a-de-la di-ga-gu-di », peut être traduit par « monnaie sur un fil ». Cette performance cherche à créer un accord de paix métaphorique entre les spectateur·trices de la pièce, indépendamment des tribus ou de la race.

Interprète : Elisa Harkins | Ingénieur du son : Mark Kuykendall

présenté en cherokee, anglais et muscogee

 

soul whisper

© AdreiI Gere

Soul Whisper, une proposition de la chanteuse, autrice et compositrice québéco-haïtienne Cyndi Charlemagne, est une performance musicale soul jazz où la poésie et le chant se font écho. Ce « murmure de l’âme » est pour Charlemagne une évocation de nos fors intérieurs, du sentiment intuitif qui nous permet de rester en phase avec nous-mêmes, dans les expériences heureuses comme éprouvantes. Les poèmes récités serviront d’exergue aux chansons puisées dans la richesse expressive des répertoires jazz et soul. Oscillant entre complexité et sonorités épurées, mettant en valeur riffs musicaux, agilité vocale et improvisation, la musique de Cyndi Charlemagne dévoile un jeu vocal chargé de sincérité, soutenu par des musicien-ne-s chevronné-e-s. 

american cuck, from plantations to pornhub to breitbart.com (annulé)

Johnny Q

Tout à la fois vidéo multimédia, installation environnementale et performance musicale, American Cuck ausculte la suprématie blanche persistante dans l’imagination pornographique et la psyché de l’État-nation étasunien ainsi que ses effets sur tous les aspects de la Vie Américaine. En particulier, M. Lamar explore la construction de l’homme blanc cocu, celle de l’homme noir qui est l’objet de son obsession, ainsi que leur rapport à tous deux à une culture émergeant de la plantation et entremêlant racisation, désir et violence. Pour Lamar, la construction de la personne noire hypersexualisée dans l’imaginaire blanc continue à mener à la mort noire (black death) au sein d’une société suprémaciste blanche. La personne noire hyper-physique et hypersexualisée dans l’esprit du suprémaciste blanc est source de plaisir et de danger virtuoses. Cette représentation fonde l’identité nationale.