exposition pop-up voisin·es de milton-parc

L’exposition pop-up voisin·es de Milton-Parc rassemble 14 voisin·es (résident·es, collectifs ou organismes) du quartier Milton-Parc.

Ancré depuis plus de 25 ans dans le quartier Milton-Parc, le MAI souhaite rendre hommage à la vitalité et à la sensibilité artistique de celles et ceux qui l’habitent. Cette exposition est ainsi une fenêtre ouverte sur les élans créatifs du voisinage, une invitation à rencontrer l’âme du quartier à travers les œuvres de ses résident·es, du 5 au 7 décembre.


vernissage : 5 décembre 2025 de 17h à 19h
exposition: 6 + 7 décembre 2025 de 12h à 18h


Entrée libre – aucune réservation requise.

Artistes exposés :
Corinne Beaumier
Juan Carlos Prada-Lopez
Oonya Kempadoo
Georgia Graham
Campagne Chez Gautier
Jean-Francois Lamoureux
Charlotte Poitras
Trudi Mathieu
Les Short
Claudette Louis
Matt Currie
Vincent Van Dongen
L’Atelier
Atelier Tlachiuak

wayfinders : au gré des sens

© Mareike Yin-Yee Lee + Marc Sabat

Vernissage : 2 avril 2026 à 17h

Comment nous situons-nous dans nos corps, dans l’univers et parmi les autres ? Wayfinders : Au gré des sens réunit dix artistes contemporains — avec et sans handicap — qui tracent des chemins de connexion à travers des modes de perception alternatifs. Né d’un désir de surmonter la séparation entre les champs de pratique culturelle des personnes en situation de handicap et de celles qui ne le sont pas, ce projet explore de nouveaux langages sensoriels permettant de rassembler les gens. L’exposition devient ainsi un espace où des artistes aux capacités, aux horizons et aux origines géographiques variés se croisent de manière inattendue. Conçue par une équipe aux habiletés mixtes, elle cherche à unir des communautés diverses et à expérimenter de nouvelles façons de créer du sens et une orientation partagée.

Artistes: Piet Devos, Raphaëlle de Groot, Véro Leduc, Mareike Yin-Yee Lee + Marc Sabat, Salima Punjani + Greer Pester, Rolande Souliere, Collin van Uchelen avec Carmen Papalia


Visite guidée avec les co-commissaires
En français et LSQ
 30 avril 2026 à 17h30 à 18h30

Entrée libre, aucune réservation requise.


 

the lost paintings: a prelude to return

Ola Alkrenawi The Bride 2024

The Lost Paintings: a Prelude to Return [Les tableaux perdus : un prélude au retour] rassemble 53 artistes originaires de la Palestine et de sa diaspora à travers le temps et les frontières. Iels sont invité·e·s à réimaginer les œuvres disparues de Maroun Tomb, artiste palestino-libanais, dont l’exposition de 1947 à Haïfa a été perdue dans la crise des déplacements de masse et de la dépossession des Palestiniens durant la Nakba. Les œuvres restituent un événement qui a failli être effacé jusqu’à ce qu’il soit retrouvé dans des documents d’archives.

S’appuyant sur les informations limitées de la dernière exposition de Tomb en Palestine avant son exil forcé, les réponses des artistes contemporains naviguent entre la peinture, la photographie, le multimédia, la sculpture et la vidéo pour se déplacer entre ce qui était et ce qui pourrait être. Ils ne reconstruisent pas le passé, mais se le réapproprient à travers des fragments, des gestes et des histoires qui traversent les générations. Réunissant les artistes les plus prometteurs d’aujourd’hui et les pionniers de l’art contemporain palestinien, cette exposition est un acte collectif de résistance et une interrogation sur la violence coloniale et ses conséquences sur plusieurs générations.

De Haïfa à Gaza, les paysages sont revisités non pas comme arrière-plans, mais comme des témoins vivants ; les natures mortes sont rendues instables, les objets et les lieux vacillant entre présence et disparition. Des fragments d’archives ressurgissent comme des portails, où la perte n’est ni résolue ni dissimulée, mais conservée, examinée et réimaginée. Plutôt que de reconstruire le passé, l’exposition habite le vide – là où ce qui est absent ne disparaît pas, mais reste résolu. Dans cet espace, la mémoire devient un acte de retour, non pas à ce qui était, mais à ce qui nous interpelle toujours.


Visites guidées de l’exposition avec la commissaire Joëlle Tomb → 

articule — 6 septembre de 13h à 14h (en anglais)
Entrée libre, aucune réservation requise. Ouverture des portes à midi

MAI (Montréal, arts interculturels) — 6 septembre de 15h à 16h (en français)
Entrée libre, aucune réservation requise. Ouverture des portes à 14h


Consultez la version arabe du texte d’introduction des commissaires ici.

traceable

Spectacle Traceable de Nubian Néné : Nubian Néné est couchée au sol, habillée en blanc, dans la pénombre.
© Lauriane Ogay

 BILLETTERIE

Traceable est une série de capsules évocatrices distinctes qui explorent la nature changeante de l’identité. Animée par son propre parcours, Nubian Néné examine la façon dont la santé mentale affecte la créativité, particulièrement à travers la lunette de son expérience en tant que femme noire. Cette œuvre introspective adresse les effets de l’anxiété, de la dépression et de la faible estime de soi, mettant en relief les mécanismes d’adaptation et les systèmes restauratifs qui se développent en réaction à ceux-ci.

Inspirée par la musique, l’architecture, les atmosphères, la dramaturgie, l’histoire, la culture noire américaine, ainsi que son héritage haïtien, l’artiste crée un processus multidimensionnel qui mène vers la guérison. La performance incorpore l’art visuel, la poésie et les styles de danses tels que le House et le Breaking, ces formes lui permettant d’exprimer la tourmente et la résilience qui gît en soi.


Avertissement sur le contenu
Volume élevé + Mention d’enjeux de santé mentale + Obscurité complète


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Conversation après-spectacle avec l’artiste
Vendredi 17 janvier — Suivant la performance de 19h30
Animée par Alex Spicey Landé, co-commissaire de la saison 24.25 du MAI


Service de garde d’enfants

Samedi 18 janvier — 14h
Gratuit — Offert pour les enfants  de 3 à 10 ans dont les parents détiennent des billets

Michèle Jean Jacques offrira aux enfants un atelier de danse et de mouvement qui explore les émotions et le fait de bouger selon les états d’âmes qui les habitent. Cet atelier ludique lié au spectacle permettra aux enfants d’explorer les thématiques de la pièce Traceable pendant que les parents assistent à la représentation.
→ Spectacle relax
Samedi 18 janvier — 14h
Le spectacle relax a une approche plus détendue envers le bruit et les déplacements durant le spectacle.
Pour bien préparer votre visite, voici deux guides à consulter :

the conditions

© Fran Chudnoff — avec/with : Ja James Britton Johnson + Lucy M. May

Et si le ressenti était un mode de connaissance ?

Six artistes issu·e·s de l’improvisation se plongent dans le présent sensoriel. Leurs fabulations ouvrent des canaux entre l’enveloppe déroutante du monde et les paysages intérieurs tumultueux. Combinant les relations senties avec le lieu et la physicalité des émotions, The Conditions fait suite en partie à la recherche de Lucy M. May d’un lien incarné et spirituel avec sa terre natale du Wolastokuk/New Brunswick, tout en composant avec l’origine coloniale de ses racines.

La galerie est autant une institution au climat contrôlé nous éloignant de la nature et du corps, qu’un temple voué au ressenti. Sous ses fondations en béton, le socle rocheux cède. Une exposition interdisciplinaire réalisée en collaboration avec Fran Chudnoff, Ja James Britton Johnson et Maisie O’Brien accompagne cette performance multiforme avec Patrick Conan et Amy Macdonald. Dans l’intimité de cet espace clos, les artistes vous invitent à écouter, espionner, errer et se laisser absorber.

L’espace d’exposition liée à la performance sera ouvert au public de 12h à 17h du 13 – 16 novembre. Aucune réservation requise — entrée libre.


La performance du 13 novembre sera suivie d’une discussion après spectacle animée par Hanako Hoshimi-Caines.


 

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+ Atelier de théâtre d’ombre et de mouvement :
→ 16 Novembre, de 13h à 15h | Galerie du MAI
Pour les enfants et les familles
Gratuit — Réservation requise
En savoir plus

connecting from the inside out

Connecting From the Inside Out examine les manières dont les traumatismes sociétaux transmis habitent le corps. My-Van Dam utilise les pratiques somatiques, incluant la voix et le mouvement, pour explorer les outils de soin individuel et collectif.

Les concepts de Dam prennent vie à travers des sculptures, des dessins et une installation vidéo. Passant par son parcours de guérison à des cadres de bien-être collectif, elle met en évidence la possibilité pour les femmes racisées de se mobiliser pour réparer des blessures communes.

L’audience est invitée à identifier le pouvoir générateur des espaces de vulnérabilité, où le deuil collectif fait appel à la guérison.


💗 Vernissage : jeudi 5 septembre de 17h à 20h 💗
Entrée libre — Du mardi au samedi de 12h à 18h


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+ Soirée de conversation :

Connecting from the Inside Out; réseau de soutien
→ 4 octobre 18h | Café-bar du MAI
Discussion bilingue
Avec My-Van Dam, Nadia Louis-Desmarchais, Be Heintzman Hope, Jeimy Quesada Oviedo
Animation: Geneviève Wallen
Lien vers l’événement

 

+ Horaire des visites de l’exposition :

Visites guidées offertes par My-Van Dam et Geneviève Wallen
→ Vendredi 13 septembre à 16h (FR) | Inscription obligatoire ici
→ Vendredi 27 septembre à 18h (ENG) | Inscription obligatoire ici

Visites commentées offertes par Marguerite Chiarello, médiatrice culturelle des expositions au MAI
Tous les samedis à 14h et 16h.
→ 7 + 14 + 21 + 28 septembre
→ 5 + 12 + 19 + 26 octobre


 

agency

© seth cardinal dodginghorse

agency est la plus récente collaboration du duo parent-enfant tīná gúyáńí, composé de Glenna Cardinal et de seth cardinal dodginghorse. Elle retrace l’histoire de la perte de leur maison ancestrale, située dans la nation tsuut’ina, suite à une entente de transfert de terres au profit de la construction de la Southwest Calgary Ring Road. Cette éviction forcée sert de trame de fond pour explorer le déracinement et la revendication par le biais de la guérison.

En ayant recours au cinéma, à la musique et à l’art visuel, la paire d’artistes critiquent les institutions coloniales qui continuent de détruire les maisons matrilinéaires et de diviser les familles et les communautés. À travers un hommage touchant à leur terre/maison et à leur parenté, cette exposition envisage une nouvelle forme d’agentivité; une qui soit autodéterminée, non-coloniale et non-patriarcale.


💗 Vernissage : 6 mars 2025 de 17h à 20h 💗
Entrée libre — Du mardi au samedi de 12h à 18h





→ Visite de l’exposition en ASL et LSQ + anglais
22 mars 2025 – 14h à 16h
Gratuit — Inscription requise
Les médiatrices culturelles Dominique Ireland et Caroline Hould proposent en tandem une visite de l’exposition agency. Offerte entièrement en ASL et LSQ, la visite s’intéresse au parcours du duo d’artistes parent-enfant Glenna Cardinal et seth cardinal dodginghorse, puis à chacune des œuvres présentées dans le cadre de l’exposition. Une visite autodéterminée, non-coloniale, non-patriarcale et non-audiocentrique.

Inscription

the traces that remain

Image de l'exposition. Dans une ambiance sombre, quatre écrans de télévision sont alignés et projettent une lumière blanche. De part et d'autre, deux lumières de bureau orange encadrent les écrans. Au-dessus des télévisions, un plus grand écran affiche des formes grisâtres aux allures futuristiques.
© Po B. K. Lomami, aksanti 33 (part 2.01), 2023

The Traces That Remain porte sur les après-coups. L’exposition se demande : quelle sorte de séquelles demeurent dans le corps et l’esprit à la suite des évènements marquants qui nous ont affecté ? Sommes-nous les seul.e.s touché.e.s ? Comment ces traces se manifestent-elles une minute, un an après, durant une vie ? Sont-elles toujours évidentes, deviennent-elles souvenirs ou cauchemars ? Sont-elles toujours matière à créer de l’expérience, de la résilience ? The Traces That Remain regroupe des artistes qui réfléchissent à ce qui demeure après les faits / l’effet.

Shaya Ishaq amorce ces questions par son intérêt pour la liminalité dans les rites de passage ; Po B K Lomami fabrique une expérimentation intime pour interroger ce qu’il reste du deuil ; Zinnia Naqvi montre les marques laissées par les institutions qui choisissent de ne pas supporter les minorités visibles ; et Lan « Florence » Yee s’intéresse aux pénibles conséquences qui suivent des situations difficiles. Dans Les traces qui restent, ielles explorent également la forme que peuvent prendre les archives et ce(ux) qui les contiennent.

commissaire: eunice bélidor

artistes: Po B. K. Lomami + Zinnia Naqvi + Shaya Ishaq + Lan « Florence » Yee


These Traces Will Remain, 29 mai à 18h30

Le public est invité à être témoin du souper-performance.

À l’occasion de la première du film miss nothing that flies or swims de naakita f.k., le souper-performance These Traces Will Remain se tiendra au café-bar du MAI. Partiellement inspiré par The Feast (Black Wimmin Artists, AGO, 2019), International Dinner Party (Suzanne Lacy et Linda Pruess, worldwide simultaneously, 1979), et les propres soirées d’eunice bélidor et de Marie Ségolène Brault, These Traces Will Remain active les nombreux espaces du MAI, et étend le concept de performance en s’engageant dans le geste intime d’un souper festif. Comment se réunir, se montrer attentif, s’amuser, et comment cela soutient-il les pratiques artistiques et curatoriales ? Avec des lectures de Marilou Craft et Jamilla Touré, du vin de Jordan Crosthwaite et des plats de Sophie Christinel.


Heures d’ouverture prolongées le 30 + 31 mai jusqu’a 20h.
Une nouvelle œuvre s’ajoute à l’exposition du 30 mai au 1er juin, le film miss nothing that flies or swims de naakita f.k. À découvrir dans le théâtre du MAI lors des heures d’ouvertures de l’exposition.


Approfondissez votre expérience avec Marguerite Chiarello, notre médiatrice culturelle des expositions!
Les samedis : 11 mai + 25 mai + 1er juin + 8 juin + 15 juin
Entrée libre | Sans réservation


→ Visite guidée de l’exposition avec eunice bélidor
8 mai 17h30
En français, pour le milieu culturel, travailleur·euses culturel·les et commissaires.

inscription


 Conversation avec les artistes Shaya Ishaq, Po B K Lomami, Zinnia Naqvi et Lan « Florence » Yee animée par eunice bélidor
3 mai 18h30
En anglais et ASL

hybrid condition

Trois portraits de Tam Khoa Vu sont disposés côte à côte en format paysage. Chacun sur fond bleu, on voit de gauche à droite : Tam portant une camisole blanche et un chapeau beige ; Tam portant une camisole blanche, une casquette et un drapé qui ne laisse voir que ses yeux ; Tam portant un chandail noir à col en V et une casquette noire.
© Tam Khoa Vu

Dans Hybrid Condition, l’artiste vietnamo-canadien Tam Khoa Vu explore l’hybridité culturelle grâce à des installations vidéo et sonores en puisant dans un mélange d’images personnelles, contemporaines, et d’images d’archives. Le travail de Vu est ludique, voire espiègle, et cherche à créer des espaces d’abondance, de potentialité et de nuance en regard des enjeux de représentation propres aux identités vietnamiennes liminales. Les images, qui soulignent les identités et la diaspora vietnamiennes, permettent à l’artiste de creuser jusqu’aux racines culturelles et ethniques des identités nationales pour remettre en question l’hégémonie occidentale et son influence sur le Vietnam, les vietnamien·nes et l’identité vietnamo-canadienne, et ainsi de naviguer dans un « tiers espace » diasporique entre le Vietnam et le Canada.

Vernissage : 29 février de 17h – 20h avec musique de Transpacific Express + Mollygum

crédits

Jacob Payne Barber, montage vidéo (HC003)
Ngo Kim Thanh, composition audio (HC003)
Nguyễn Vũ Trụ, contribution artistique (HC003)
Dennis Nguyễn, contribution artistique (HC003)
Liam O’ Keefe, rédaction (HC003)
Barry Williams, captation vidéo (HC003)
Fan Wu, rédaction (HC003)
Nikki Celis, rédaction (HC003)
Francis Goodship, équipe d’installation de Hybrid Condition
Myles Perkins, équipe d’installation de Hybrid Condition
Maka Ta, équipe d’installation de Hybrid Condition
Josh Holung, équipe d’installation de Hybrid Condition
Lam Dam, équipe d’installation de Hybrid Condition
Taylor Smith, équipe d’installation de Hybrid Condition
Rachel Nam, composition audio (HC002)
Anita Hwahmee Joh, rédaction (HC002)
Warren Goodwin, montage vidéo (HC002)


→ Visites guidées par l’artiste Tam Khoa Vu le samedi 9 mars à 14h (anglais) et 16h (français).
Entrée libre- inscription requise ici


→Visites commentées par Marguerite Chiarello les samedis 16, 23 et 30 mars à 15h (français).
Entrée libre- aucune inscription requise.

driving in palestine

© Rehab Nazzal

Rehab Nazzal est une artiste interdisciplinaire d’origine palestinienne basée à Montréal, qui travaille avec une diversité de médiums pour traiter des effets dévastateurs de la violence coloniale sur le peuple palestinien, son territoire et sur les êtres qui y vivent. Driving in Palestine est une installation multimédia qui combine photographie, vidéo, son et impression afin d’offrir un aperçu des structures israéliennes de ségrégation, de confinement, de restriction et de surveillance des libertés de mouvement, proliférant en Cisjordanie occupée. Les images, captées à partir de véhicules en mouvement sur les routes palestiniennes entre 2010 et 2020, interrogent les rapports entre la suppression et l’incapacitation des peuples autochtones, et les tentatives d’expropriation et de destruction de leur territoire. Le travail de Nazzal nous révèle un régime qui surveille, étouffe et contrôle la mobilité palestinienne à l’intérieur de son propre territoire, tout comme au-delà. Nazzal invite l’auditoire à être témoin des manifestations de ce régime : Mur de l’apartheid, points de contrôle militaires, clôtures, barrières, tours de contrôle et barrages routiers, des contraintes avec lesquelles le peuple palestinien a eu à vivre au cours des 70 dernières années.

 

→ Texte curatorial par Stefan St-Laurent