laura caraballo

© Felipe Velasco

Laura Caraballo est une artiste interdisciplinaire née à Bacatá [Bogotá] et basée à Tiohtià:ke [Montréal]. Son travail explore l’utilisation de la technologie pour réinventer et créer des espaces interactifs et sensoriels, physiques et virtuels, qui représentent les communautés et les engagent dans des conversations significatives. Elle s’intéresse particulièrement à la manière dont nous façonnons les espaces que nous habitons et dont nous sommes façonnés par eux, dans un contexte temporel, tout en explorant les thèmes du foyer, de la mémoire et de la conscience.

Profondément influencée par son enfance à Bogotá, Laura intègre la satire et l’esthétique grunge à son travail afin de traiter ses émotions et ses expériences. Son séjour à Montréal a également marqué sa carrière, l’encourageant à adopter une approche audacieuse des esthétiques expérimentales et des récits non conventionnels.

Laura travaille avec diverses formes d’art numérique, notamment la sculpture 3D, la réalité virtuelle et les installations multimédias, l’expérimentation étant au cœur de sa pratique. Elle considère l’art numérique comme un outil puissant de transmission, de résilience et de préservation culturelle, en particulier pour les personnes issues de la diaspora, créant ainsi des espaces accessibles de connexion et de partage des connaissances.

Dans le cadre de la résidence PRIM | MAI, Laura souhaite développer son prochain projet, « Tributo A un Perro Libre », une installation audiovisuelle à deux canaux et deux voix explorant l’interaction dynamique entre le TDAH et le courage dans le contexte de l’immigration.

« Tributo A un Perro Libre » raconte l’histoire d’un chien plein de rêves. Un chien né dans un monde impitoyable. Mais ce chien ne mord pas. Ce chien a un TDAH. Incompris. Déplacé. Débordant d’amour. Débordant de peur. Mais surtout, toujours un chien libre.

gabriela de andrade

Artiste d’origine brésilienne établie à Tio’tia:ke/Montréal, Gabriela de Andrade explore à travers ses œuvres les récits intimes de personnes aux parcours singuliers. Ses films, souvent teintés d’une dimension confessionnelle, s’intéressent à des thèmes tels que le nomadisme, les frontières, la dissidence, les liens affectifs et la distance. La voix, en particulier celle des femmes, est au cœur de son travail. Inspirée par le pouvoir transformateur du son, l’artiste façonne le visuel. Les récits sonores deviennent un instrument narratif puissant, capable de transformer le quotidien en une exploration visuelle onirique et subjective.

La résidence MAI + PRIM permettra à Gabriela de poursuivre ses expérimentations et de développer un langage visuel encore plus intime et percutant. Son projet combine art contemporain et médiation culturelle. En étroite collaboration avec Exeko, organisme qui
travaille l’inclusion sociale à travers l’art et la philosophie, l’artiste propose une série d’ateliers pour offrir un espace d’expression à un groupe de femmes vivant ou ayant vécu l’itinérance ou la précarité sociale. C’est par les voix de ces femmes que l’artiste choisit d’amplifier qu’une œuvre polyécran immersive sera crée et présentée au MAI à la saison 2024-2025.

tam khoa vu

Le Centre PRIM et le MAI s’unissent pour offrir un accompagnement jumelé à long terme à un artiste souhaitant expérimenter et développer ses compétences afin de créer une œuvre dans le domaine des arts médiatiques. Le PRIM met à la disposition de l’artiste ses installations et équipements de tournage pour la production d’œuvre d’art audio et vidéo, documentaire ou fiction. L’artiste sélectionné aura l’opportunité de présenter son travail au MAI dans le cadre de la programmation officielle de la saison 23-24.

Tam Khoa Vu est un artiste basé à Tiohtià:ke/Montréal . Son travail remet en question les représentations communes des identités vietnamiennes et vietnamo-canadiennes, tout en déployant de façon ludique des espaces abondants de possibilités et de nuances. Il utilise diverses formes d’arts visuels et numériques, sa pratique aborde les thèmes de la production, du pouvoir, de la représentation et de l’identité en explorant les nuances de l’espace hybride, third space,  résultant de l’expérience diasporique entre le Vietnam et le Canada.  

L’artiste a présenté publiquement des œuvres dans les cadres suivants : MAI- Projet Justice (2022), ARTCH Emerging Artists Exhibition (2021), Eastern Bloc (2016). Il a été récipiendaire de subventions d’organismes et d’institutions de financement tel que : OBORO (2022), CALQ (2022, 2021) et MAI (2022). En 2017, il a terminé son BFA à l’Université Concordia en Design and Computation Arts.