farha najah

Farha Najah est une artiste et activiste féministe et anti-raciste basée à Tiohtia:ke, situé en territoire Kanien’kehá:ka non cédé. Depuis son plus jeune âge, elle s’intéresse aux traditions artistiques sud-asiatiques et musulmanes dont elle est héritière, notamment concernant la calligraphie Urdu/Arabe-Perse (Urdu/Arabic-Persian Script, ou U/APS), tout en s’immergeant et s’engageant dans des luttes de justice social. Ces expériences l’ont amenée à développer une pratique artistique en 2016. Plus précisément, ce sont ses expériences personnelles croisées (queer, de  genre, de racialisation et de solidarité avec autres personnes faisant face à l’oppression systémique) qui l’ont inspirée à développer une pratique artistique répondant à l’engagement individuel et collectif, principalement au sein des communautés Queer/Trans et des personnes racisées. Sa pratique s’est surtout porté sur la calligraphie U/APS au travers de la peinture à l’acrylique et la conception de tatouages. Plus récemment, elle s’est concentrée sur la calligraphie U/APS tout en explorant la peinture sur la peau, la danse, l’argile, et le film. Elle s’intéresse présentement aux processus interdisciplinaire et au croisement par l’art des identités Queer et Musulmanes et des imaginaires qui leurs sont propres.

letícia tórgo

Écrivaine, dramaturge et traductrice, Letícia Tórgo est aussi fondatrice de la boîte de production Da Gaveta (au Brésil) et Dans le Tiroir (à Québec). Même si elle a eu une belle carrière littéraire dans son pays d’origine, à partir de 2014, Letícia a commencé à écrire en français et en anglais à Montréal. Comme dramaturge, elle signe les spectacles « Somos ici », avec Florence Bobier, présenté au MAI en 2016, « Disquiet », crée à partir du Artist’s Mentorship Program du Black Theater Workshop 2017 et « Saudade », présenté au Festival tout’tout court 2018. Comme traductrice, Leticia a fait la version portugaise du spectacle théâtral canadien « Siri » à Glassco Translation Residency 2016 à Tadoussac et la traduction de « Petite Sorcière », de Pascal Brullemans, du français au portugais. Comme écrivaine, Leticia travaille beaucoup sur le plan de l’autofiction, surtout dans la relation mère et fille. Son nouveau projet « Entre les langues » est inspiré sur son expérience de vivre, d’écrire et de rêver en différentes langues.

 

Image : Alline Ourique

mich cota

Mich est une femme à bispirituelle d’origine mixte-algonquin ayant grandi à Maberly, en Ontario. Née d’un père autochtone et d’une mère blanche, Mich a été élevée dans une mixité de perspectives autochtones et allochtones. Elle a commencé à explorer son identité à travers l’écriture de récits qui reflétaient son monde d’enfant soumise aux limitations rigides d’une chrétienté fondamentaliste. La musique est devenue pour elle un lieu d’expression ainsi que d’évasion face aux conflits internes de l’adolescence, interrogeant alors son désir naturel de s’identifier comme une femme et comme une personne queer. Elle vit présentement à Montréal, où elle conjugue l’écriture et la performance, le chant et la danse, comme moyen de raconter son histoire. Dans son travail artistique elle cherche à offrir un lieu inhabituel mais sécuritaire, affranchi des distinctions et des clivages communautaires et sociétaux, où il est possible d’expérimenter l’intensité de la différence, notamment le poids émotionnel porté par les voix des personnes en situation de conflit.

 

Image : Sadie Mallon

bahar taheri

Au centre de la pratique de Bahar se tient une réflexion critique sur les sujets actuels dans la société. Le contexte sociale, historique, dans lequel elle évolue exerce une grande influence sur son travail. D’origine iranienne, elle a grandi à Téhéran. Outre sa curiosité et sa fascination pour l’Histoire,  l’expérience de vit dans une région confrontée à des conflits politiques et culturels l’a menée à poursuivre des recherches sur l’origine de ces événements et sur leur évolution au fil du temps.

Les médiums employés par Bahar varient d’un projet à l’autre, selon le concept, mais elle travaille principalement en peinture. L’esthétique et la beauté jouent un rôle important dans sa production et elle alloue une place spécifique aux détails et à l’ornementation issus et représentatifs de sa culture.  

Ses projets précédents abordent les questions du genre, de l’identité, de la mémoire collective et de la manipulation de médias de masse. Elle mène actuellement une recherche sur les structures architecturales et leur rapport au pouvoir et à la religion.

sonia bustos

Interprète-créatrice mexicaine. Elle détient une Maîtrise en danse de l’UQAM (2014) et une Licence en théâtre de l’UNAM (2006). Elle a notamment dansé pour Danza Contemporánea Universitaria, la compagnie Les Sœurs Schmutt et le groupe interdisciplinaire Gypsy Kumbia Orchestra; des projets présentés au Mexique, au Canada, en Colombie, en République Tchèque et en Autriche. Elle est interprète du solo Intérieur brut, créé en collaboration avec la chorégraphe Élodie Lombardo et présenté en avril 2018 à la galerie du MAI. Pour la réalisation de ce projet, Sonia a reçu la bourse Vivacité Montréal (CALQ, CAM) et le soutien du programme Explorer et créer (CAC).

Ses intérêts en tant qu’interprète-créatrice sont fortement liés à l’engagement sociopolitique, ainsi qu’à la reconnaissance du travail créatif de l’interprète. Sonia axe sa recherche artistique sur la condition féminine, la troisième racine en Amérique Latine, la mémoire, la théâtralité et le rapport avec le public. Elle s’intéresse également à la vidéodanse comme outil d’évocation et de questionnement sur le caractère éphémère de la danse.




sebastián mejía

Sebastián Mejía a étudié les percussions colombiennes avec Kelly Rojas et Luis Carlos Ochoa (Colombia, 2005, 2006) ainsi que les percussions cubaines avec Francisco Sánchez “Lele” et la compagnie Cutumba (Cuba, 2009, 2010). Il a également fait partie d’un programme de formation DEI au Costa Rica (2007) qui lui a fait découvrir l’éducation populaire. Ces expériences font partie intégrante des divers projets artistiques qu’il a co-fondé, le Barefoot Salsa Collective et la Gypsy Kumbia Orchestra, ainsi que de ses collaborations ponctuels avec plusieurs groupes musicaux à Montréal, tels que Tamcoaré (2006- 2007) et Ramón y Su Son (2007- 2010).

lydie dubuisson

Née à Montréal, Lydie Dubuisson est une créatrice de spectacles, auteur dramatique, metteur en scène et conteuse. Elle a participé à de nombreuses performances musicales, tant au sein de chorales que d’ensembles de jazz, et elle a terminé ses études de théâtre avec distinction à l’Université Concordia.

Ses projets artistiques explorent l’intersectionnalité, les réalités dystopiques, la mémoire collective, et les univers ritualisés. Elle s’imprègne également de musique gospel. Ses pièces de théâtre amplifient la voix de femmes vivant dans des communautés conservatrices et elles viennent interroger la question du destin au coeur d’un environnement fondamentaliste.

Sa pièce Quiet a fait l’objet d’une lecture publique dans le cadre de la Discovery Series de Black Theatre Workshop en 2018. Elle fait partie de l’équipe d’écriture pour Blackout (Table d’Hôte), qui sera présenté en janvier 2019. Lydie Dubuisson travail présentement à l’écriture de sa deuxième pièce de théâtre, intitulée Sanctuary.

diogo ramos

Diogo Ramos est auteur-compositeur-interprète, originaire de Sao Paolo au Brésil. Sa musique s’inscrit dans la longue tradition des chansonniers populaires brésiliens. En 2010, il quitte le Brésil pour s’établir à Montréal où il obtient le titre de Bachelier en interprétation guitare, à l’Université du Québec à Montréal. Il travaille professionnellement depuis 20 ans en tant que réalisateur de musique, avec l’accomplissement de 15 albums. En 2012, il réalise l’album « Egológico Recycle » qui a consacré Rommel Ribeiro avec le prix Révélations Radio-Canada 2012-2013 dans la catégorie musique du monde. En 2014, il réalise l’album « O Momento Presente é Azul » du renommé artiste Paulo Ramos.

2018 voit la parution de son album « Samba sans Frontières », où il rend hommage à son pays d’adoption par l’interprétation des pièces de Gilles Vigneault, Félix Leclerc, Pierre Perreault et ses compositions où le portugais et français s’entremêlent. Sa guitare remarquable et ses lèvres découvrent la langue de son nouveau pays: c’est la franco bossa-nova! Diogo Ramos est récipiendaire de la bourse recherche et création du Conseil des Arts et Lettres du Québec 2017, il a obtenu les prix Coup de cœur du Conseil des Arts de Montréal, Coup de cœur du MATV lors du Festival MUZ 2017 (Vision Diversité), véritable vitrine des musiques du monde Montréal.

kyungseo min

Kyungseo Min est une dramaturge et interprète coréo-canadienne actuellement basé à Montréal. Après l’obtention de son baccalauréat en théâtre à l’University of Southern California, elle a continué de nourrir sa passion pour le physical theatre (théâtre-physique) et le théâtre traditionnel japonais en prenant part à une formation en Body Weather Laboratory (à Venise) et en Nihonbuyo (au Kyoto Arts Centre). En tant qu’écrivaine et “Enfant de la Troisième Culture” son but est de développer un style de création théâtral distinct, où les philosophies de l’Est et de l’Ouest se mélangent au travers du texte, du mouvement et des symboles, formant un tout cohésif. Kyungseo aspire à raconter des histoires qui rompent avec les structures linéaires et qui évoquent le drame non seulement dans l’action et le dialogue mais aussi dans les états de stase. Elle ose écrire des pièces qui soustraient le public de la réalité et le transporte vers un domaine métaphysique où un simple geste peut ralentir le battement du coeur et un symbol peut les arrêter soudainement afin de révéler ce qui est dissimulé sous les banalités de la vie quotidienne.

leticia vera

Originaire du Mexique, Leticia Vera se spécialise dans l’exploration de la dramaturgie corporelle, en création chorégraphique et interprétation scénique contemporaine. Elle est titulaire d’un diplôme d’interprète en Danse Contemporaine de la Escuela Nacional de Danza Contemporanea, INBA (Instituto Nacional de Bellas Artes), au Mexique. En 1992 elle commence son travail d’interprète, tandis qu’elle s’épanouit dans le domaine de la Danse-Théâtre.

Désormais installée au Canada en 2006 elle poursuit sa carrière en tant qu’artiste, interprète et chorégraphe. En 2009 elle a collaboré avec Gaétan Gingras (compagnie Manitowapan) à Montréal et est invitée au programme Indigenous Choreographers Dance Residency, au Centre Banff, et une année plus tard elle collabore avec Sandra Laronde (compagnie Red Sky) et Neil Ieremia (compagnie Black-Grace), encore au Centre Banff.

Depuis 2010 Leticia collabore comme interprète, chorégraphe et artiste associée de la compagnie de théâtre francophone Ondinnok sur le projets Rabinal Achi, Un monde qui s’achève Lola, et les trois éditions du Printemps Autochtone d’Art. En 2017 elle signe sa première mise en scène à Montréal, El buen vestir–Tlakentli, présentée au théâtre du Monument National, pour mentionner quelques réalisations.

Leticia travaille toujours en étroite collaboration avec d’autres artistes multidisciplinaires de la scène contemporaine autochtone tels que : Émilie Monnet, Natasha Kanapé Fontain, Moe Clark et Barbara Diabo. Présentement elle travaille sur sa nouvelle création, La Soif. Une première partie sera présentée en 2019 à Tangente.