leah evangelista woolner

Leah Evangelista Woolner est une artiste visuelle philippino-canadienne et une organisatrice communautaire. Sa pratique artistique explore les thèmes de l’appartenance, du désir, de la narration et des relations avec le monde naturel par le biais de la peinture, du collage mixte et de l’installation vidéo. Leah continue à (dés)apprendre et à être inspirée par ses relations avec les communautés diasporiques et les êtres inter-espèces. Elle est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2012) et vit à Tiohtià ke/Mooniyang (Montréal).

Son projet explore les matériaux, les symboles et les représentations picturales des textiles tissés aux Philippines. À travers sa pratique artistique, Leah plonge avec curiosité dans les pratiques incarnées, la mémoire culturelle et les relations écologiques illustrées par le contenu et les matériaux des tissus qu’elle utilise.

mithra (myth) rabel

Mithra (Myth) Rabel, interprète, chorégraphe et enseignante passionnée d’origine haïtienne, enrichit le monde de la danse de Tiohtià:ke/Montréal depuis plus de 20 ans. Son parcours artistique a débuté sur la scène salsa, où elle a perfectionné sa technique et s’est distinguée parmi ses pairs. Sa passion pour le mouvement l’a ensuite dirigée vers la house dance, devenant une figure emblématique de la communauté de danse de rue. Pendant plus d’une décennie, elle a enflammé les pistes de danse et transmis sa passion par l’enseignement, apprenant des plus grands noms de la scène internationale pour façonner son art avec grâce et innovation.

Son projet « Speakeasy » est une introspection profonde inspirée par la house dance, fusionnant harmonieusement danse, musique et poésie. Dans cette œuvre, Mithra remet en question la mémoire corporelle et son rôle dans la construction de l’avenir. Elle invite les spectateurs à plonger avec elle dans l’essence de l’existence et de l’expression artistique, offrant une expérience captivante et émotionnelle. La première étape de ce projet, d’une durée de 10 minutes, a été présentée lors des Soirées 100lux en mars dernier à Tangente. Elle a été reçue avec beaucoup d’enthousiasme et a suscité un désir du public d’en voir davantage.

nicolas fattouh

Nicolas Fattouh est un artiste de théâtre, artiste visuel et réalisateur d’animation émergent qui a récemment déménagé de Monsef, au Liban, à Montréal, au Canada. Il a participé à plus de 30 expositions d’art et ventes aux enchères locales et internationales avec ses peintures, sculptures et installations, y compris à Bonhams (Londres) en 2016.

L’amour de Nicolas pour le théâtre a commencé à l’âge de 8 ans lorsqu’il a mis en scène de petites pièces avec l’aide de ses sœurs et de ses ami-es d’école, et les a jouées devant parents et voisin·es dans son jardin. Passionné par la narration et le dessin, il poursuit sa formation en animation 2D/3D à l’Académie Libanaise des Beaux-Arts et obtient un master (premier de sa promotion) en 2017.

En 2021, Nicolas fait ses débuts dans le milieu théâtral avec sa première pièce hybride professionnelle, « Living with a Piece of Furniture », qui vise à marquer l’histoire en aidant sa grand-mère de 95 ans à devenir la présidente la plus âgée de la Sororité de l’Immaculée Conception de son village. La pièce a été sélectionnée dans de nombreux festivals, notamment le Zoukak Sidewalks Festival (Beyrouth) en décembre 2022 et le Zürcher Theater Spektakel (Suisse) en août 2023.

transpacific express

Après s’être rencontrés en Chine dans le cadre d’un programme d’échange linguistique de McGill, Elsasoa Jousse et Frantz Lin ont créé Transpacific Express (TE) motivés par leur intérêt mutuel pour les mouvements de solidarité asiatiques et afro-américains des années 60 et pour le hip-hop asiatique. TE perpétue l’esprit de ces prédécesseurs historiques en célébrant et en créant des liens entre les cultures des jeunes PANDC du monde entier. Le collectif a commissarié son premier événement musical à l’automne 2019, accompagné de discours inauguraux de la part de spécialistes des médias asiatiques globaux. Ce faisant, TE met en avant son approche sincère et sérieuse d’une culture pop profondément informée par les études médiatiques et culturelles.

Transpacific Express est composé de El, Frantz et Celia Benhocine, musicien·nes de longue date formé·es en classique, jazz et r&b. Au cours des cinq années qui ont suivi sa création, TE s’est intégré dans le milieu culturel montréalais en réalisant des œuvres commandées dans le domaine de la curation musicale et de la performance pour le MAI, le Festival Accès Asie, YATAI MTL, POCHA MTL, le Korea And The Youth Culture Festival et le Festival international de documentaires des RIDM. Ces performances ont tout autant pris la forme de DJ sets, avec MC et chant, que de conférences d’artistes sur l’histoire de la musique. TE cherche lors de ses événements à intégrer à la fois son et image, complémentant le DJ par un VJ aux visuels figuratifs de style « anime ».

Actuellement, TE cherche à développer davantage sa capacité d’expression visuelle incarnée en vue de construire une pratique médiatique plus interdisciplinaire, ajoutant à la musique qui est sa principale discipline. Ce faisant, le collectif vise à amplifier son approche singulière de la culture pop mondiale, qui met l’accent sur les convergences mutuelles entre musique et danse de la communauté Noire de l’Atlantique et culture visuelle de l’Asie de l’Est. Transpacific Express cherche ainsi à rompre avec les perceptions cloisonnées de son travail comme étant au service d’une seule et unique communauté démographique.

riley palanca

Riley Palanca (alias Revan Badingham III) est un dramaturge, producteur et metteur en scène. Sa pièce Would Virginia Woolf Contemplate Suicide if She Were Filipino ? a été présentée en première au Festival Fringe de Montréal en 2022 et a reçu le prix du « Texte anglais le plus prometteur » décerné par la Playwrights Guild of Canada. Depuis, la pièce a été récompensée par d’autres concours et a été jouée dans des festivals à travers le Canada. Premier récipiendaire du Mentorat Mike Payette en direction artistique du Geordie Theatre, dramaturge mandaté par le Theatre of the Beat’s Emerging Producers Festival et librettiste d’un cycle de chansons qui a fait ses débuts au MISE-EN New Music Festival de New York, Badingham est également artiste de la parole, romancier·ère et travailleureuse culturel·le.

Le travail de Badingham est résolument gay, reconnu pour ses personnages charmants, son esprit vif, son rythme rapide et ses explorations crues de l’intimité. Sa passion pour les comédies romantiques queer reflète son engagement en faveur de la visibilité, de la subversion et de la célébration de la joie queer.

catch step

© Victoria Mackenzie

Catch Step est le lauréat de l’accompagnement jumelé CAM+MAI 24.25.

Catch Step est un groupe d’artistes formé en 2022 par Anais Chloé Gilles/RISE, Delande « Junior » Dorsaint/Djüngle et Victoria Mackenzie/VicVersa. Ce groupe représente de multiples intérêts et expériences dans le domaine de la danse de rue. Après avoir interprété Never Not Moving, gagné les Montreal Hip Hop Games et participé aux International Hip Hop Games à Lille, en France, Catch Step a été invité à présenter un spectacle complet au Théâtre La Chapelle pour la saison 2024/2025.

Pour leur prochain spectacle complet intitulé « Catch Step HYA remix feat. Lunice », le collectif travaillera avec le chorégraphe invité Handy Yacinthe/HYA et l’artiste Lunice. Ce projet soutient les intérêts de divers artistes de la diaspora haïtienne en tant qu’interprètes et créateur.trice.s. Les pratiques de danse des artistes impliqués sont ancrées dans les formes de danse afro-descendantes, en particulier la danse de rue.

gabriela de andrade

Artiste d’origine brésilienne établie à Tio’tia:ke/Montréal, Gabriela de Andrade explore à travers ses œuvres les récits intimes de personnes aux parcours singuliers. Ses films, souvent teintés d’une dimension confessionnelle, s’intéressent à des thèmes tels que le nomadisme, les frontières, la dissidence, les liens affectifs et la distance. La voix, en particulier celle des femmes, est au cœur de son travail. Inspirée par le pouvoir transformateur du son, l’artiste façonne le visuel. Les récits sonores deviennent un instrument narratif puissant, capable de transformer le quotidien en une exploration visuelle onirique et subjective.

La résidence MAI + PRIM permettra à Gabriela de poursuivre ses expérimentations et de développer un langage visuel encore plus intime et percutant. Son projet combine art contemporain et médiation culturelle. En étroite collaboration avec Exeko, organisme qui
travaille l’inclusion sociale à travers l’art et la philosophie, l’artiste propose une série d’ateliers pour offrir un espace d’expression à un groupe de femmes vivant ou ayant vécu l’itinérance ou la précarité sociale. C’est par les voix de ces femmes que l’artiste choisit d’amplifier qu’une œuvre polyécran immersive sera crée et présentée au MAI à la saison 2024-2025.

manon scialfa + alice jackson

Manon Scialfa est une danseuse, poète et artiste PANDC qui s’est installée à Montréal en 2021. Elle a commencé sa formation en danse moderne, néoclassique et contemporaine à la New Orleans Ballet Association (NOBA). Grâce à son exposition à un large éventail de processus et de répertoires artistiques, son style se définit comme étant fusionnel et polyvalent. Elle est particulièrement influencée par son travail avec le style afro-contemporain de Ron K. Brown/EVIDENCE et son initiation à la danse afro-cubaine avec Rebecca Bliss. Manon a poursuivi sa formation en danse à Montréal, où elle s’est jointe à la cohorte 2021-2024 de l’École de danse contemporaine de Montréal. Son art reflète son identité multiculturelle, son amour pour le partage d’histoires et sa croyance en un bonheur radical au sein des climats sociaux et politiques dans lesquels nous vivons.

Alice Jackson est une artiste multidisciplinaire hispano-américaine basée à Montréal. Elle a suivi une formation en jazz, tap, ballet, danse moderne et théâtre à la Performing Arts Factory, au Maryland. Elle a été exposée dès son plus jeune âge à la musique jazz, au cinéma et à l’histoire, ce qui a inspiré son style audacieux et expressif et développé sa sensibilité rythmique. En 2014, elle s’installe à Montréal et reçoit le mentorat de Bibiman en Popping, s’entraîne en House avec Dazl – des maîtres dans leur art – et participe à des battles de street dance. Elle continue de développer sa polyvalence, en reconnaissant toujours les créateurs et les fondateurs de l’art qui l’inspire, et en s’engageant à respecter l’intégrité artistique par le biais d’une éducation et d’une orientation appropriées.

Fourth Culture est le prolongement naturel de leur travail d’équipe, dans lequel Manon apporte une vision narrative créative et Alice pousse l’expression physique et technique. Liées par des styles de danse, des expériences performatives et des origines culturelles similaires, elles partagent une curiosité et une appréciation pour l’histoire de la danse et les contributions de la culture noire à l’art. Dans un esprit de témoignage et de soutien mutuel, leur mission est d’étudier le jazz vernaculaire, le swing, la house et la dramaturgie afin de développer une signature créative qui dépasse les frontières de la danse contemporaine, de la danse sociale et du conte avec une profonde compréhension historique et une conscience socio-politique.

sonia reboul

Sonia Reboul est une artiste multidisciplinaire franco-canadienne installée à Tiohtià:ke/ Montréal. Pendant 12 ans, elle développe un corpus artistique de manière autodidacte en marge d’une carrière en communication. En 2019, elle entame un Bac en arts visuels à l’université Concordia afin de se perfectionner. Depuis, les projets artistiques se multiplient : elle obtient trois bourses de l’université; est sélectionnée pour des résidences et expositions notamment par le Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger (Carré 150), La Centrale galerie Powerhouse, Art Matters, Art Souterrain, la galerie VAV, Nouaisons, l’université de Montréal. Ses dessins sont retenus dans le cadre de plusieurs initiatives : les encans de la quarantaine, la collecte COVID organisée par Sale Caractère, le magazine l’Organe. Différents blogs s’intéressent également à son travail (Jano Lapin, Yellow Pad Sessions, The Unicorn Factory, The Soul Food).

Dialogues résulte de l’exploration de techniques traditionnelles de tissage avec de fines chaînes de métal issues de bijoux fantaisie seconde main. 

Ces bijoux ont subi une transformation s’apparentant à un rituel hommage aux personnes qui les ont portés : lavés, séchés, puis démantelés, les maillons sont réassemblés en chaînes classées par tailles et couleurs, puis tissés pour former de petits échantillons rectangulaires. Ces chaînes, témoins d’une première vie, incarnent de multiples histoires personnelles, symbolisant la diversité des liens humains. Le dialogue entre les matériaux reflète la complexité des relations, oscillant entre flexibilité et rigidité, force et fragilité, préciosité et banalité. La nature glissante et insaisissable de la chaînette souligne les subtilités des interactions humaines. Au-delà de l’ornement, « Dialogues » suggère une armure métaphorique en cotte de mailles, évoquant les interactions sociales en période de confinement. L’œuvre, réalisée avec des bijoux bon marché, interroge la qualité des liens humains dans une culture de la consommation jetable, mettant en lumière les aspects sociaux et écologiques négligés.

Dialogues s’insère également dans une démarche sociale et locale puisque les matériaux proviennent du magasin du Chaînon, dont la mission depuis 1932 est de venir en aide aux femmes en difficulté : au total, c’est plus de 400$ de bijoux qui ont été achetés à l’association.


Ce projet a été présenté dans le cadre d’une exposition individuelle à La Centrale galerie Powerhouse et de l’exposition collective Creative Re-use: Ø Waste C.R.Ø.W. Il a reçu le soutien de la Bourse de la Fine Arts Student Alliance de l’université de Concordia.

Étape du projet : 

À date, une première série d’échantillons a été réalisée et représente une surface de 3 780cm2 de tissage (l’équivalent d’un patchwork de 62cm par 62cm).

Mon objectif ultime serait de tisser l’équivalent d’une surface de 124 cm x 180 cm afin de pouvoir les assembler dans une grande courtepointe de la taille d’une couverture. Ceci requiert six fois plus de matériaux que je n’en possède actuellement. J’aimerais également réaliser le moulage de corps entier qui servirait de support de présentation à cette courtepointe. 

Plus d’information sur Dialogues : https://soniareboul.com/Dialogues

Crédit de photo: Sonia Reboul

gabriela jovian-mazon

Enfant, Gabriela Jovian-Mazon s’initie à la danse folklorique mexicaine dans sa ville natale de Mississauga, en Ontario, et participe à des compétitions de jazz, de ballet et de comédie musicale. Après avoir déménagé à Montréal pour y étudier, elle a découvert la danse de rue et s’est orientée vers le hip-hop, le house, le break et se spécialise maintenant dans le whacking. Fascinée par les différents styles de danse, elle s’est entraînée seule en vue de poursuivre une carrière de danseuse après avoir obtenu son baccalauréat en génie civil. Depuis, elle a joué dans des publicités, des vidéoclips, des pièces de théâtre, des comédies musicales et des festivals. Elle est adepte des battles et a été finaliste au battle Creative Boost 2021 à la Place des Arts.

Son travail de chorégraphe est réputé comme étant excentrique, théâtral et funky, ce qui témoigne de sa formation diversifiée. En 2020, Gabriela a réalisé la chorégraphie de MOON, une installation d’art numérique en plein air financée par la Ville de Montréal. Elle a également complété le projet #dailygabyj, pour lequel elle a créé 365 vidéos de danse de 30 à 60 secondes. En 2021, elle a présenté sa première courte vidéo de danse Playtime pour Bouge d’Ici et a co-chorégraphié Seul·e·s Ensemble : Club Edition dans le cadre du Festival Fringe de Montréal.

Dans sa pratique, elle aborde la santé mentale et la représentation de soi en utilisant l’espace et les objets par le biais de personnages, de l’humour, de la narration et du whacking. Gabriela est une artiste émergente originale, polyvalente et théâtrale, et elle est enthousiaste à l’idée de continuer à découvrir le monde créatif.

INNOCENCE

Innocence est un court-métrage de whacking inspiré par les jeux de société et les films de type « meurtre et mystère ». Il entend mettre en lumière la narration, le caractère dramatique et l’individualité des personnalités du whacking, un style de danse de la fin des années 1960 inspiré de l’âge d’or d’Hollywood, des dessins animés et de la musique disco. 

Ma recherche aborde l’interaction entre les personnages et la narration à travers le whacking et la création d’un jeu en direct, où les danseur·se·s et les membres du public suivent des règles pour découvrir le ou la « coupable ». Comme aux échecs, chaque personnage a sa propre façon de bouger, ses propres maniérismes, actions, poses et mouvements. Il y a de la tension, du drame et un peu d’humour.

En 2022, en collaboration avec jusqu’à 7 danseur·se·s, j’ai créé une vidéo de danse de 2 minutes, ainsi que présenté une pièce de 3 minutes lors de la vitrine chorégraphique Articien et une pièce de 15 minutes à l’Art-fullness Whacking Festival sur ce même thème. Grâce au programme Alliance, Innocence bénéficiera d’un mentorat en jazz vernaculaire, en mime et en techniques cinématographiques qui me permettra d’enrichir ma pratique du whacking et de la chorégraphie. Ce soutien permettra l’atteinte du niveau de compétence et de talent artistique désiré pour donner vie à ce film.

Crédit photo: David Jouary