© Adrián Morillo

La ruée vers l’autre


Mafane (Montréal)


10 + 11 févr., 20h




À travers ses différents personnages, la conteuse Mafane nous fait vivre les étapes de l’exil : le départ, la traversée, les épreuves, l’arrivée… Dans l’évocation des espoirs et des rêves si puissants, des doutes, des drames et des repères perdus, La ruée vers l’autre parle de notre rapport à l’autre du point de vue du migrant. Une œuvre sensible qui pose la question de ce qu’on apporte avec soi dans ce voyage incertain où l’ailleurs et l’ici se confondent, et qui célèbre l’importance de la rencontre, de l’ouverture à l’autre, des communautés et des liens sans cesse retissés au fil de réalités mouvantes. Projet mûri lors d’une résidence à Saint-Élie-de-Caxton,La ruée vers l’autre sera présenté en première au MAI.

Originaire de l’île de La Réunion et issue d’une longue tradition d’immigrants venus de l’île Maurice, de Madagascar, de Sicile, d’Algérie et de France, Mafane s’interroge sur la notion du départ lorsqu’elle a, à son tour, laissé sa terre natale pour venir s’installer au Québec. Comment quitte-t-on ses racines ? Qu’emporte-t-on de plus précieux ? Comment se passe la rencontre avec l’ailleurs, avec l’autre ?

C’est à partir de ces questions qu’est né La ruée vers l’autre, quatre contes à mi-chemin entre le conte et le récit qui traitent de déracinement, de pertes de repères, de choc culturel, mais aussi de rêve, d’espoir, de résilience et de rencontres. La conteuse s’est notamment inspirée de récits de ses proches et de sa rencontre avec de nouveaux arrivants au Canada.

Grâce à une scénographie lumineuse astucieuse – conception signée Jérôme Delapierre, scénographe et créateur d’environnements interactifs, et Marie-Noël Vanasse, artiste en arts numériques – « la lumière du spectacle vient ici construire et déconstruire l’espace au fil des histoires, nourrir le ressenti du spectateur en éclairant ce qui a été laissé dans l’ombre les mots. » Tout en démontrant l’aspect
rassembleur du conte, La ruée vers l’autre navigue vers des eaux territoriales de plus en plus incertaines en cette ère d’érections des murs et nous rappelle « qu’on est là tous ensemble sur un même bateau. »

La Réunionnaise d’origine a d’abord trouvé dans le conte un remède contre le mal du pays. Ces récits et légendes de l’océan Indien ont été une véritable source d’inspiration. Récits que Mafane ponctuait, ici et là, de tirades en créole.

Par la suite, sa réflexion s’élargit pour passer de ses racines aux thèmes de la migration et du départ. Mafane a eu l’occasion de conter dans divers événements, notamment au Centre national des arts à Ottawa (2013) et au Festival interculturel du conte à Montréal (2015). Sur la scène internationale, Mafane a conté, entre autres, au Festival de contes international Boca do Céu à São Paulo au Brésil ainsi qu’au Festival de conte à Baden en Bretagne. 2016. Coup de coeur du conteur Fred Pellerin et du Regroupement du conte du Québec, Mafane reçoit une invitation du RCQ pour réaliser une résidence, en avril dernier, dans le village de Saint-Élie-de-Caxton. La même année, Mafane recevait le « Prix de la conteuse émergente » des Conteurs du Canada. L’artiste a bénéficié du Programme d’accompagnement, un programme de mentorat accordé par le MAI.

Performances : 10 + 11 février
20h

18 $ Série création bourgeonne

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